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Aou 6 2009

Off !

Billet publié par Stéphane Vincent
Tags: Créativité , Innovation , Politique publique , Provence Alpes Cote d’Azur , social

Aou 3 2009

Atelier 27, premières esquisses

Billet publié par Romain Thévenet dans la catégorie 27e Région
Tag : Innovation

Chaque mois désormais, nous passons une journée dans l’Atelier 27. Pour la session de ce mois, nous avions invités Martin Vanier et Pierre-Jean Lorens à réfléchir avec nous autour de la méthodologie de projets régionaux.

Avec Yoan Ollivier, nous avions réfléchit à un système de construction nous permettant d’établir, avec eux, différents déroulés de projet. Des cartes très simples, nous ont permis de poser les acteurs du projet d’un côté (élus, techniciens, associations, entreprises etc.) et de l’autre des outils du projets (appel d’offre, cahier des charges…) Nous avions bien sûr prévu de nombreuses cartes vierges pour pouvoir remplir d’autres acteurs, et d’autres outils avec eux.

D’abord nous avons choisi avec eux trois projets régionaux fictifs : la réhabilitation d’un lycée, la mise en place d’une trame verte, et un projet innovant : la mise en place d’une plateforme de production partagée d’énergie à l’échelle régionale.

Nous avons commencé par décrire la méthodologie qui amène à la réhabilitation d’un lycée, pour glisser progressivement vers des méthodologies de projets nouvelles.

Parmi les propositions dans la démarche de projet régional telle que nous l’imaginons, nous proposons une cellule de veille et d’innovation permettant d’apporter de nouvelles idées. Nous imaginons également un "congélateur" où les projets seraient mis en suspend avant d’être placé dans "l’agenda" régional. La "poubelle" à projet permettrait d’enterrer définitivement une idée de projet. Ces objets permettant de formaliser l’avancer d’une idée de projets. Nous avons également tenter de représenter une construction de projet plus itérative. Comme pour la construction de logiciels par exemple, nous imaginons que les projets régionaux puissent être amendés et perfectionnés dans des boucles itératives tout au long de leur construction.

Nous expérimentons à travers cet Atelier, des outils et des méthodes pour proposer de nouvelles façons de transformer l’action publique régionale. Ce travail s’assimile à des jeux de conception vu à l’étranger comme Creative Cities et qui visent à co-construire la gestion de l’espace public.

Nous allons prochainement mettre au propre ces trois déroulés de projets et nous les publieront ici.

Aou 2 2009

L’innovation, côté jardin

Billet publié par Stéphane Vincent
Tags: Créativité , Ile-de-France , Innovation , prospective , Territoires en résidences

La démarche d’immersion proposée dans le cadre de Territoires en Résidences n’intéresse pas seulement les Régions. La ville de Paris nous a contacté il y a quelques temps, en la personne de Bruno Gouyette, de la Direction des espaces verts et de l’environnement. Nous le rencontrions le 31 juillet au sein-même de l’Ecole du Breuil, l’école d’horticulture de la Ville de Paris située aux abords du Bois de Vincennes, en compagnie de Catherine Evrard-Smagghe, ingénieur en chef et directrice de l’école. J’étais accompagné d’Adrien Demay, designer issu de l’Ensci et co-fondateur d’une offre de services en design auprès des territoires.

L’Ecole du Breuil est un site exceptionnel : créée en 1867 par Haussmann pour fleurir Paris, elle forme plus de 200 ouvriers et techniciens dans les techniques du paysage, mais dispense aussi des cours de jardinage pour les amateurs. Elle a un statut d’école privée sous contrat avec le ministère de l’Agriculture et propose une scolarité mixte et gratuite. L’école s’étend sur 25 hectares, la plus grande surface pour l’enseignement horticole en France. Elle propose un arboretum ouvert au public avec 800 essences différentes, un verger, un fruticetum, une roseraie, un jardin de plantes vivaces et un autre de plantes médicinales. L’élue parisienne en charge des espaces verts, et donc de l’Ecole du Breuil, est Fabienne Giboudeaux, adjointe au maire de Paris.

Comment envisager l’avenir avec un tel patrimoine ?

Une réflexion est en cours pour les dix prochaines années. Hormis la consolidation des formations actuelles, l’une des hypothèses serait de faire évoluer l’école vers un centre de formation reconnu à l’échelle nationale et internationale, et d’en faire un outil de recherche appliquée et d’expérimentation, à l’heure où les enjeux climatiques et d’économie d’énergie imposent de repenser le rôle du végétal dans la ville. Institut du végétal au service des collectivités ? centre d’expérimentations et de transfert de savoir-faire vers les professionnels ? L’idée d’un tel positionnement dans le champ de l’horticulture urbaine est très tentante, surtout si ce positionnement couvre non seulement l’innovation technologique, mais aussi l’innovation sociale et les nouveaux comportements urbains -par exemple l’explosion des jardins partagés mais aussi sauvages, comme le Bois Dormoy en plein 18e, ou du "Guerilla gardening" à Londres, ou encore les travaux de paysagistes et de designers, tel Damien Roffat, et son "Jardinons", espace vert participatif. Des rapprochements sont déjà envisagés avec l’Institut des villes durables, une idée de pépinière d’entreprises touchant au végétal, ainsi que le nouveau laboratoire Paris Région Innovation.

Co-construire une nouveau récit pour l’école

Quelle que soit l’hypothèse retenue, la direction de l’école du Breuil pressent que pour atteindre un objectif aussi innovant, il faudra également appliquer des méthodes innovantes. "Il s’agit nécessairement d’un projet collectif, explique Bruno Gouyette. Nous devons trouver une manière d’associer directement élèves, jardiniers et personnes extérieures, sur un registre moins administratif et institutionnel". L’objectif n’est pas d’allonger la liste des rapports, mais de donner à voir aux décideurs des scénarios possibles et "sensibles", co-conçus avec la communauté de l’école. L’exploration de terrain, l’immersion, le travail de "designers ethnologues" peuvent également être un moyen de mieux envisager l’inscription de l’école dans ce territoire, et de lui faire jouer un rôle comme "porte de Joinville".

La discussion avec l’Ecole du Breuil se poursuivra à la rentrée. L’école du Breuil n’entrant pas au premier chef dans les compétences régionales (elle est sous contrat avec le Ministère de l’Agriculture), il n’est pas certain que nous puissions y conduire un projet dans le cadre de Territoires en Résidences, mais si nous sommes utiles, nous trouverons assurément les formes d’un partenariat avec la mairie de Paris, pour ce projet qui s’annonce passionnant...

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