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Jan 13 2010

A télécharger : Vers une citoyenneté augmentée, bilan d’une résidence conduite à Rennes

Billet publié par Stéphane Vincent dans la catégorie 27e Région
Tags: Créativité , Innovation , Quartier , technologies de l’information , Territoires en résidences

Que faire des réseaux sociaux ? Dans la jungle des Facebook et autres Twitter, y a t-il de la place pour des usages collectifs et sociaux, utiles à la société ? C’était le thème d’une nouvelle résidence conduite avec la Région Bretagne, l’association Bug et en complicité avec la Ville de Rennes. Aux commandes : une équipe constituée de Jacky Foucher, designer, agence créative Grrr, Pierre Cahurel, designer, agence créative Grrr, Catherine Jourdan, artiste, collectif La Glacière, et Margot Lebrin, designer-stagiaire, agence créative Grrr.

Aujourd’hui, environ 1 600 rennais sont inscrits à laruche.org, le réseau social concocté par l’association Bug. Quelle alternative citoyenne est possible, à côté des réseaux sociaux à vocation commerciale et publicitaire ? Après une série d’ateliers, de visites et d’entretiens, l’équipe a proposé que la réflexion s’articule autour de quatre axes : une représentation de la communauté accessible à tous, un contenu à la fois informatif et sensible, un responsable identifié et force de propositions et une présence dans l’espace physique.

Au final, trois expériences ont été tentées. La première concernait l’affichage de la carte de « la Ruche » dans le réel, sur des panneaux urbains et bientôt dans le magazine municipal. La seconde a porté sur le « partage de souvenirs » : avec la complicité des agents municipaux, les premières phrases de récits écrits par les habitants ont été imprimées sur le bitume, dans quelques quartiers ; chacun peut ainsi lire la suite en allant sur le réseau social. Un service de co-voiturage a été également testé et des panneaux d’information plantés aux abords de lieux de stationnement sauvage. Par ailleurs, quatre autres projets ont été maquettés, intitulés respectivement : ma bulle publique, le calendrier commun, le label Ruche et des groupes « vraiment » publics.

Tous les projets menés dans le cadre de Territoires en Résidences peuvent être suivi en temps réels sur ce blog, et donnent lieu à une publication. Notre première résidence menée au Lycée Jean Moulin de Revin a donné lieu à un premier livret, et d’autres sont sur le point d’être publiés.

Déc 15 2009

Des résidences à mi-parcours

Billet publié par Stéphane Vincent
Tags: aquitaine , Auvergne , Bretagne , Champagne-Ardennes , Innovation , Provence Alpes Cote d’Azur , Territoires en résidences

Décembre 2009 : c’est l’heure du bilan d’étape pour Territoires en Résidences, le programme d’expérimentations soutenu par la Commission européenne, que nous avons lancé début 2009, et qui se terminera fin 2010. Déjà 7 résidences auront été menées fin 2009, mobilisant une vingtaine de designers, innovateurs sociaux, architectes, chercheurs, sociologues, et plusieurs centaines d’habitants d’Auvergne, Provence-Alpes Côte d’Azur, Champagne Ardenne, Bretagne et Aquitaine. Avec, en invité d’honneur, le Laboratorio per l’Innovazione, projet d’innovation sociale localisé à Palerme.

A télécharger ou à consulter en ligne ici :

Nov 13 2009

Le lycée, entre ultra-consumérisme et citoyenneté

Billet publié par Stéphane Vincent
Tags: Lycée , Rhône Alpes , Territoires en résidences

Nous préparons depuis quelques temps une résidence au sein du lycée Gabriel Fauré, à Annecy (voir ce billet). Nouveau déplacement ce mardi 10 novembre pour revoir le proviseur et ses équipes, vérifier l’intérêt de la Région Rhône Alpes pour cette expérimentation, et approfondir le thème choisi. Voici les notes de Julie Bernard, architecte à Lyon, avec qui je faisais la visite.

Notre première visite en Mars dernier avait permis de saisir les sensations d’un lycée trop exigu, avec de petits espaces mal conçus, et une exploitation non-optimum des lieux. Lors de cette seconde visite, le proviseur nous le répète dès notre arrivée, « on manque de place ». Malgré tout, il ne manque pas de la place pour tout, mais majoritairement pour créer, se rassembler, échanger, communiquer en dehors des heures de cours.

Plus largement, la question posée est celle de la citoyenneté au lycée. Comment le lycée peut-il accompagner chaque individu à devenir un citoyen autonome, responsable et créatif ? Quelles identités pour le lycée Fauré ? La citoyenneté est la valeur que souhaite notamment faire partager la Région Rhône Alpes. Mais comment la faire vivre face à la réalité du terrain ?

La culture citoyenne

« Les lycéens viennent consommer de l’heure de cours » dit rapidement le proviseur. Ils viennent consommer leur 10 de moyenne » précise Emmanuel Delessert. Ce dernier définit la citoyenneté comme étant essentiellement une question de culture. La citoyenneté permet aussi de s’émanciper. Il faudrait que du lycée, sortent des hommes et des femmes « en capacité » ? Comment le lycée favorise-t-il alors le goût pour l’intérêt collectif, et les projets de manière générale ? Et comment se protège-t-il du consumérisme des lycéens d’une part, mais aussi celui des profs et du personnel administratif ?

La citoyenneté

Nous notons pendant cette journée que les mots de la citoyenneté ne sont pas évidents, et qu’ils « ne parlent peut être pas beaucoup ». Comment les rendre lisibles, compréhensibles ? Ne pourrions nous pas inventer une nouvelle représentation de ces mots ?

La continuité

Le lycée Gabriel Fauré, comme tout les autres lycées, voient se succéder les lycéens d’une année sur l’autre. Il semble donc difficile de faire perdurer une énergie. Emmanuel Delessert nous explique que « Tout dépend de l’énergie des profs motivés. L’année où l’on est fatigué, il se passe moins de chose ». Au lycée Fauré, certains projets ont fleuri. Il y a la journée Kulte, fin Avril. Mais « la journée Kulte n’est pas un du », et pour qu’elle continue d’exister, il faut de l’investissement. Il y a aussi la vente des petits pains qui permettent, entre autre, à une classe de financer en parti leur voyage en Pologne. Mais parfois la dynamique s’épuise et là encore il semble que certains lycéens ne saisissent pas la persévérance que cela impose. Se pose alors la question de la pérennité des projets. Comment peuvent-ils être portés sur le long terme, alors même que les lycéens se renouvellent chaque année ?

La responsabilisation

Quelques lycéens agissent. « Ils sont très peu nombreux mais très actifs » nous raconte Emmanuel Delessert. Pour autant, monter un projet sous entend une part de confiance accordé aux lycéens mobilisés, et même aux profs les accompagnant. « Il est difficile d’avoir certaines autorisations ». Les législations ne semblent pas faites pour porter les dynamiques créatives de vie lycéenne. La question de la sécurité (horaires inflexibles, lieux non appropriables…) génère de l’inertie dans les prises de décision. Ces comportements contribuent à plonger le lycée dans un rôle fonctionnaliste, d’accueil des élèves en classe.

Une résidence en préparation pour début 2010

Date est prise pour une résidence sur ces thèmes début 2010, sous réserve de l’octroi d’un budget par le lycée et par la Région Rhône Alpes. D’ici là sont prévus deux journées de pré-visites mi-janvier, et si la résidence est confirmée, elle se déroulera de mars à mai prochain.

Sep 14 2009

A télécharger : le bilan de notre première résidence

Billet publié par Stéphane Vincent dans la catégorie 27e Région
Tags: Créativité , Innovation , Lycée , Territoires en résidences

Depuis la création (récente) de la 27e Région, nous défendons l’idée selon laquelle les acteurs publics devrait mobiliser des formes d’ingénierie radicalement différentes, plus qualitatives et mobilisant davantage la créativité des citoyens. C’est dans cet esprit qu’en janvier 2009, nous avons lancé "Territoires en Résidences". En quelques mois, ce programme est devenu pour nous et pour quelques dizaines d’innovateurs, designers, sociologues, anthropologues, vidéastes, chercheurs de tout poil, une façon de tester concrètement ces méthodes au sein des régions. Aujourd’hui, nous sommes fiers de revenir sur la première des résidences que nous avons conduit de mars à mai 2009, au lycée Jean Moulin de Revin, en Région Champagne-Ardenne. Réalisé par les résidents (Merci à toute l’équipe de User Studio et à François Jégou), le document "Revin - Vers un campus ouvert" décrit fidèlement les différentes étapes, les outils créatifs utilisés, les projets qui ont vu le jour, et les enseignements qui peuvent intéresser les établissements scolaires, les Régions et l’Education nationale.

(pour le télécharger, cliquez sur le document et une fois dans Slideshare, cliquez sur "get file")

Aou 2 2009

L’innovation, côté jardin

Billet publié par Stéphane Vincent
Tags: Créativité , Ile-de-France , Innovation , prospective , Territoires en résidences

La démarche d’immersion proposée dans le cadre de Territoires en Résidences n’intéresse pas seulement les Régions. La ville de Paris nous a contacté il y a quelques temps, en la personne de Bruno Gouyette, de la Direction des espaces verts et de l’environnement. Nous le rencontrions le 31 juillet au sein-même de l’Ecole du Breuil, l’école d’horticulture de la Ville de Paris située aux abords du Bois de Vincennes, en compagnie de Catherine Evrard-Smagghe, ingénieur en chef et directrice de l’école. J’étais accompagné d’Adrien Demay, designer issu de l’Ensci et co-fondateur d’une offre de services en design auprès des territoires.

L’Ecole du Breuil est un site exceptionnel : créée en 1867 par Haussmann pour fleurir Paris, elle forme plus de 200 ouvriers et techniciens dans les techniques du paysage, mais dispense aussi des cours de jardinage pour les amateurs. Elle a un statut d’école privée sous contrat avec le ministère de l’Agriculture et propose une scolarité mixte et gratuite. L’école s’étend sur 25 hectares, la plus grande surface pour l’enseignement horticole en France. Elle propose un arboretum ouvert au public avec 800 essences différentes, un verger, un fruticetum, une roseraie, un jardin de plantes vivaces et un autre de plantes médicinales. L’élue parisienne en charge des espaces verts, et donc de l’Ecole du Breuil, est Fabienne Giboudeaux, adjointe au maire de Paris.

Comment envisager l’avenir avec un tel patrimoine ?

Une réflexion est en cours pour les dix prochaines années. Hormis la consolidation des formations actuelles, l’une des hypothèses serait de faire évoluer l’école vers un centre de formation reconnu à l’échelle nationale et internationale, et d’en faire un outil de recherche appliquée et d’expérimentation, à l’heure où les enjeux climatiques et d’économie d’énergie imposent de repenser le rôle du végétal dans la ville. Institut du végétal au service des collectivités ? centre d’expérimentations et de transfert de savoir-faire vers les professionnels ? L’idée d’un tel positionnement dans le champ de l’horticulture urbaine est très tentante, surtout si ce positionnement couvre non seulement l’innovation technologique, mais aussi l’innovation sociale et les nouveaux comportements urbains -par exemple l’explosion des jardins partagés mais aussi sauvages, comme le Bois Dormoy en plein 18e, ou du "Guerilla gardening" à Londres, ou encore les travaux de paysagistes et de designers, tel Damien Roffat, et son "Jardinons", espace vert participatif. Des rapprochements sont déjà envisagés avec l’Institut des villes durables, une idée de pépinière d’entreprises touchant au végétal, ainsi que le nouveau laboratoire Paris Région Innovation.

Co-construire une nouveau récit pour l’école

Quelle que soit l’hypothèse retenue, la direction de l’école du Breuil pressent que pour atteindre un objectif aussi innovant, il faudra également appliquer des méthodes innovantes. "Il s’agit nécessairement d’un projet collectif, explique Bruno Gouyette. Nous devons trouver une manière d’associer directement élèves, jardiniers et personnes extérieures, sur un registre moins administratif et institutionnel". L’objectif n’est pas d’allonger la liste des rapports, mais de donner à voir aux décideurs des scénarios possibles et "sensibles", co-conçus avec la communauté de l’école. L’exploration de terrain, l’immersion, le travail de "designers ethnologues" peuvent également être un moyen de mieux envisager l’inscription de l’école dans ce territoire, et de lui faire jouer un rôle comme "porte de Joinville".

La discussion avec l’Ecole du Breuil se poursuivra à la rentrée. L’école du Breuil n’entrant pas au premier chef dans les compétences régionales (elle est sous contrat avec le Ministère de l’Agriculture), il n’est pas certain que nous puissions y conduire un projet dans le cadre de Territoires en Résidences, mais si nous sommes utiles, nous trouverons assurément les formes d’un partenariat avec la mairie de Paris, pour ce projet qui s’annonce passionnant...

Jui 11 2009

La Corse et le "pouvoir des foules"

Billet publié par Romain Thévenet dans la catégorie 27e Région
Tags: corse , Territoires en résidences

Qui se souvient que jusqu’en 70, la Corse était rattachée à Provence Alpes Côte d’Azur ? C’est ensuite en 91, que la Corse a acquis le statut de "collectivité territoriale de la République", lui allouant plus de pouvoir que celui de Région.

A l’invitation d’Eric Ferrari, directeur de la MITIC (la MIssion des Technologie de l’lnformation pour la Corse) j’ai passé deux jours sur l’Île de Beauté, pour un séjour très studieux.

Jeudi matin, j’animais une discussion autour du film Us Now, (qu’on ne présente plus…) dans le cadre de la "Route des territoires". Un premier exercice intéressant, mais pas facile. Etaient présents beaucoup (trop ?) d’intervenants représentant les entreprises, l’université, les collectivités locales, la caisse des dépôts… avec des intérêts aussi divers que le web 2.0, la participation dans l’action publique, ou les problématiques d’infrastructures. Le grand écart était flagrant, mais la discussion d’autant plus riche.

Je retiens surtout la pertinence encore une fois des questions posées par Ivo Gormley dans son film. Les acteurs n’étaient pas tous prêts à envisager ce virage participatif, mais même les réticents n’étaient pas insensibles à ces questions. La démocratie grecque a été invoquée, comme premier lieu historique de cette participation. La nécessité d’ancrer ces usages dans une participation dans le monde physique. Quand à moi j’essayais de rebondir aux mieux sur ces différentes présentation un peu figées.

Quelques exemples locaux ont pu être présentés comme le site de la communauté de commune d’Ajaccio qui se met tranquillement à des usages souples, en publiant ses diaporamas sur slideshare ou ses publications sur Caméléo… ou encore le site de"corsica diaspora" qui essaie de fédérer les acteurs corses, à l’intérieur et à l’extérieur de l’île, autour de différents projets.

Enfin je retiens la leçon : une table ronde sur une estrade après ce film sur la participation, "ça fait un peu mauvais genre". j’aurai dû plus insister auprès des organisateurs pour donner la parole à la salle en premier…


J’ai passé la journée du vendredi au sein de la MITIC. Les discussions avec Eric Ferrari et Jean Marc Devismes ont permis d’imaginer quelques résidences possibles autour de 3 sujets :

  • Le CREPS de Corse, Centre Régionale d’Education Physique et Sportive, est une structure qui va être décentralisée en 2009, et dont la gestion va être désormais assurée par la Collectivité Territoriale de Corse. Comment, dans ce transfert de compétences, imaginer de nouvelles actions ?
  • Enfin le lycée reste une possibilité intéressante. Reste à définir lequel serait prêt à nous accueillir.

Nous allons organiser avec Eric Ferrari, deux jours de visites dans ces différents lieux à la rentrée. D’ici là je tire déjà quelques leçons en prévision de ces résidences : On le savait déjà, mais la Corse est un territoire dont la somme des spécificités en fait un territoire d’expérimentation très particulier. Les problématiques insulaires, rurales, d’appartenances sont ici plus fortes qu’ailleurs, et la préparation avec les résidents et les lieux d’accueil devra être d’autant plus importante. La résidence corse ne pourra démarrer probablement que début 2010, mais il faut dès à présent préparer le terrain et trouver les "relais" sur place pour nous aider dans la préparation de cette immersion. Pour le reste, l’hospitalité corse légendaire, que j’ai pu apprécié lors de ce séjour facilitera probablement cette construction.

Jui 11 2009

La Doua, une ville-université

Billet publié par Stéphane Vincent
Tags: Emploi , enseignement supérieur , recherche , Rhône Alpes , social , Territoires en résidences , université

Bien que l’enseignement supérieur ne soit pas une compétence des Régions, toutes s’impliquent fortement dans les universités. Elle soutiennent leurs projets à travers des contrats pluriannuels, et participent à la construction et à la rénovation des bâtiments universitaires et des logements étudiants. C’est notamment le cas de la Région Rhône Alpes et de l’Université de Lyon 1.

Julie Bernard, architecte lyonnaise et moi-même étions conviés le 3 juillet à visiter la Doua, le campus principal de Lyon 1, en vue d’un projet de résidence, dans le cadre du programme "Territoires en Résidences". Nous étions invités et accompagnés par Nicolas Coltice, directeur de l’iCAP (Innovation, Conception et Accompagnement pour la Pédagogie), avec qui nous envisageons une résidence depuis quelques semaines. L’iCAP est un service composé d’une trentaine de personnes, a pour objectif l’amélioration de l’enseignement et l’innovation pédagogique. L’iCAP a également en charge l’animation du service SPIRAL (Serveur pédagogique interactif de ressources d’apprentissage de Lyon 1). Une sélection de photos prises par Julie est sur Flickr, mais l’Université de Lyon 1 propose également une photothèque en ligne où l’on peut voir la Doua.

Plan de la Dou, Ouest

La Doua est un campus ouvert, immense, une véritable ville, avec ses codes, où chaque bâtiment porte le nom d’un génie des sciences et des grandes découvertes : Pascal, Carnot, Pasteur ou Vernes. Mais on retient d’abord les appellations maison, tel le déambulatoire, long hall qui traverse l’un des bâtiments. Sous la chaleur de juillet, la visite est passionnante mais l’on devine qu’elle ne suffira pas pour toucher du doigt les innombrables perceptions que doivent en avoir les nombreux habitants des lieux : dans un espace aussi vaste, on se dit que chaque étudiant, chercheur, enseignant ou agent doit nécessairement emprunter son propre itinéraire et posséder sa vision des lieux, irréductible à une vision unique.

Parmi les thèmes d’exploration envisagés : la vie du nouvel arrivant à la Doua ; c’est quoi, être citoyen dans une fac ? ; le développement durable "du quotidien" ; ma vie numérique à l’université ; comment redonner goût aux sciences ? ; ou encore, trouver du boulot après la fac... Rendez-vous à la rentrée pour la suite, avec une résidence qui pourrait débuter à l’hiver 2009.

Schéma réalisé par Julie Bernard (à télécharger)

Le rapport d’étonnement de Julie Bernard :

PDF - 28.4 ko
Jui 6 2009

Visite de l’Université de Paris VIII

Billet publié par Stéphane Vincent
Tags: enseignement supérieur , Ile-de-France , Territoires en résidences , université

Ce 1er juillet, sur une suggestion de Sophie Pène, rencontre du président de l’Université de Paris 8, Pascal Binczak, à Saint-Denis, en vue d’une éventuelle résidence. Nous y sommes également accueillis par Violaine Roussel, maître de conférence en sociologie politique.

Pour une présentation complète de cette université, autrefois connue comme "Université de Vincennes", voir l’article de Wikipédia.

L’université de Paris 8, dont l’entrée principale est au pied du terminus du métro, est l’une de celles qui concentre le plus de population : 3,9 m2 par étudiant, d’après Pascal Binczak, contre une moyenne nationale de 9,9 m2. 157 nationalités s’y retrouvent. En fin d’année, il est question que Paris 8 fasse l’acquisition d’un nouveau bâtiment au coeur de Saint-Denis. L’organisation des bâtiments actuels va sans doute être repensée, notamment celle du bâtiment B2, sur laquelle pourrait, par exemple, porter la résidence. A noter la question du handicap, perçue comme importante par le direction.

A suivre, donc... rendez-vous est pris pour la rentrée, avec un lancement possible de la résidence en fin d’année.

Jui 4 2009

Lancement de la Résidence "La Ruche" aux été TIC.

Billet publié par Romain Thévenet dans la catégorie 27e Région
Tags: Bretagne , Territoires en résidences

Ce jeudi je participais aux été TIC à Rennes, avec Richard Delogu et Charles Nepote pour parler de l’identité numérique. Charles, avec le programme "identité active" de la Fing était beaucoup plus légitime que moi pour parler de ce sujet, mais j’ai profité de cette tribune pour faire un appel aux contributeurs qui pourraient avoir envie de rencontrer l’équipe lors de la résidence de la semaine prochaine à la maison des associations.

Nous intervenions avec Olivier Heen, chercheur à l’Inria, qui a posé les bases des paradoxes des identités numériques. Charles a, quant à lui, parlé des recherches qu’il mène à la Fing. Pour ma part, j’ai pu présenter rapidement quelle était notre façon de travailler sur ces questions à travers "Territoires en Résidences", non pas en remplacement des recherches de Charles ou d’Olivier, mais avec un autre type d’approche, complémentaire. Après avoir présenté la méthodologie, j’ai évoqué quelques "insights" (traduisez par "Paroles entendues, réappropriées pour faire des projets" que nous avons collecté, ça et là à travers notre approche.

Je vous en soumets quelques uns :

Jacques P., directeur d’un centre de formation "avant de recruter mon chargé de mission, j’ai entré le nom d’un des candidats dans google. J’ai trouvé des photos de lui en privé, et je ne l’ai pas pris."

Céline M., professeur à la Fac : "Dans quelques temps, je pars à la retraite, je vais perdre mon blog professionnel, mon adresse e-mail et tous mes contacts qui allaient avec. Comment organiser la migration de mon identité numérique professionnelle ?"

Jonathan U. étudiant en commerce : "Mon identité numérique, passe aussi par mon répondeur téléphonique. J’ai compris un peu tard que mon message était trop "wired" et avait fait peur à certains contacts professionnels".

Nathan L. blogueur : "Mais oui, tout le monde sait qui je suis, et tout ce que je fais, et alors ?"

Loin d’avoir la rigueur d’une démarche scientifique, cette représentation est simplement un moyen permettant de "personnaliser" la réflexion en l’encrant dans des expériences vécues. La résidence à Rennes ne portera peut être pas uniquement sur ces questions d’identité numérique, mais comme le dit Richard Delogu, directeur de l’association Bug : "La Ruche est un réseau social où, si vous avez un problème avec des informations vous concernant, vous appelez Bug, et ils rectifient vos données. ce qui permet à chacun de garder la maîtrise de l’information". Un terreau forcément riche pour aborder ces questions là à travers notre expérimentation…

Jun 30 2009

Autour de l’hyper-local, deux nouvelles résidences.

Billet publié par Romain Thévenet
Tags: aquitaine , Bretagne , Territoires en résidences

Cette semaine et la semaine prochaine démarrent les deux nouveaux volets de notre opération "Territoires en Résidences". La "résidence pilote" que nous avons menées dans le lycée de Revin, avait permis de tester la méthodologie et de poser les bases de ce que seront les 15 résidences prévues d’ici à fin 2010. Aujourd’hui nous essayons de conduire en même temps, dans deux régions différentes, deux résidences sur des thèmes rapprochées. Chacune, a sa manière va traiter la question de l’hyper-local développée par la Fing depuis quelques mois maintenant.

La première résidence sur la Rive Droite de Bordeaux s’est installée dans la cyberbase de Cenon à l’invitation du Grand Projet de Ville (GPV) pour construire une compréhension sensible des données numériques sur le territoire. Matthieu Savary et Denis Pellerin designers chez User Studio avec qui nous travaillons régulièrement sont accompagnées de Laura Pandelle, stagiaire à la Fing ainsi que de Fanny Herbert, sociologue à St Etienne, pour ce projet. Hubert Guillaud d’InternetActu, est venue leur prêter main forte pour le démarrage, fort des projets qu’il mène à Roman-sur-Isère. Cenon

La deuxième, qui démarrera la semaine prochaine sera en immersion à la Maison des Associations dans le centre ville de Rennes, au côté de l’association Bug qui a construit le réseau social de quartier La Ruche. L’objectif ici est de comprendre comment peuvent s’articuler les réponses numériques et physiques à la participation des Rennais. Ici ce sont Jacky Foucher et Pierre Cahurel chez Grrr avec leur stagiaire Margot Lebrin qui seront accompagnée de Catherine Jourdan, artiste et philosophe. Rennes

L’objectif de ces deux résidences est de nous permettre de construire des propositions innovantes aux questions de participations et de services numériques proposées par les Régions. Vous pouvez retrouver l’actualité de ces résidences au jour-le jour sur le blog dédié : www.territoiresenresidences.net

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