La prospective est-elle un exercice populaire ?
Billet publié par Stéphane VincentTags: Nord Pas de Calais , prospective , transport
C’est ce que l’on a envie de croire, en tout cas, lorsque que l’on voit la presse gratuite s’intéresser à l’expérience de prospective que nous avons mené avec le Collège de prospective de la Région Nord-Pas de Calais... en prenant le métro le 11 mai au matin, les habitants de Lille et de la région ont fait connaissance avec Arnault, pilote de Dirigeable Express Régional, ou Léa, mami ch’ti centenaire en 2039. Même France 3 Nord-Pas de Calais va diffuser un reportage complet dans son JT prochainement [C’est fait, on peut le voir ici]. Tiens, et si parler de l’avenir intéressait les gens ?

mise à jour 26 mai 2009 par Romain Thévenet
Voici l’article au complet :
L’urgence du développement durable impose une mutation des structures publiques
Billet publié par Anne DaubréeTags: Environnement , Formation , Politique publique , technologie , transport
S’il devait n’y en avoir qu’une, la crise de la planète est sans doutes la priorité à laquelle devraient s’attaquer des sociétés par ailleurs profondément remodelées par les technologies de l’information. Gilles Berhault est président d’ACIDD, association communication et information pour le développement durable, qui s’est fixé pour but de diffuser les idées, tisser des liens et expérimenter des nouvelles formes de collaborations, autour des enjeux du développement durable. Comment les pouvoirs publics doivent ils innover, pour faire face à cet enjeu vital, en tenant compte des opportunités induites par les technologies de l’information ? Réponse de Gilles Berhault, en préparation du comité d’orientation de la 27e région.
La hiérarchie en cause « Le développement durable, touche des sujets comme la mobilité, la gestion des bâtiments, l’éducation… ». C’est un sujet transversal qui se heurte l’organisation des structures publiques. « C’est flagrant lorsque l’on voit les difficultés de la mise la place d’agendas 21 dans les collectivités, difficultés auxquelles ils faut ajouter la complexité de partage de compétence entre les différents échelons territoriaux » constate Gilles Berhault, Pour changer, « il faut aller vers un management de projet qui réunisse des compétences autour d’un but, et non en mode hiérarchique, en mode fonction, comme c’est le cas actuellement » poursuit-il. Par ailleurs, « Le développement durable ne se décrète pas » : il passe nécessairement par une participation des individus. En cela, pointe Gilles Berhault, le développement durable relève de la même logique que les technologies de l’information, qui permettent aux individus de s’engager. La logique horizontale, « c’est celle de fédérer, tisser des liens entre les énergies, de stimuler d’innovation ». C’est ce à quoi s’emploie Acidd. Dans ce cadre, l’association prépare une rencontre internationale pour mettre en réseau les acteurs actifs en matière de développement durable, et qui se tiendra l’an prochain. Et les structures publiques locales ont leur rôle à jouer. « La rencontre sera très orientée territoires, car cette échelle est essentielle. Il faut se relier à un territoire physique. Sinon, on se limite au déclaratif, car on ne peut rien mesurer » juge Gilles Berhault.
Formation ou mutation ? L’adaptation des structures publiques au changement passe aussi par une importante action de formation. Formations différentiées, car « l’une des difficultés, c’est que tout le monde ne change pas au même rythme » précise Gilles Berhault. Des générations et des individus aux aptitudes différentes vont cohabiter longtemps. Ce sont des compétences nouvelles qu’ils faut acquérir, avec des formations permanentes (Celui qui s’occupe de mobilité doit connaître à la fois les technologies de l’information et le développement durable, par exemple), et, même, la création de nouveaux métiers. Il pourrait s’agir, par exemple, de « e-leaders en développement durable » actifs sur le territoire. Le rôle de ces personnes serait d’être des « passeurs d’idées » autonomes, qui connaissent développement durable et tic, et qui travaillent pour sensibiliser, éduquer, permettre l’appropriation et l’intégration de ces logiques dans les collectivités. Ils seraient également là pour rassurer. Une idée à l’étude avec la 27e région. Mais le propos de Gilles Berhault va plus loin. « Les acteurs publics doivent se former, mais surtout, il est nécessaire qu’ils deviennent réellement utilisateurs de ces outils technologiques, par exemple, en utilisant des outils collaboratifs, et qu’ils aient une démarche active personnelle en matière de développement durable. On ne peut pas avoir un rôle politique si on ne pratique pas personnellement, car on ne parle pas ici de technologies, mais d’un véritable changement de comportement. Il faut avoir du courage, celui de changer ses habitudes. »
Une nouvelle vie pour les cabines téléphoniques
Billet publié par Stéphane Vincent dans la catégorie Développement durableTags: Design , Innovation , rural , Télécoms , transport
Les Cabines Résologiques, un service basé sur le réseau de cabines téléphoniques existant : le magnifique projet de diplôme de Pierre Charrié (pierre.charrie [at] gmail.com), Ecole Nationale Supérieure de Création Industrielle, Novembre 2008.

La cabine téléphonique est un objet singulier, à la fois trés technique et profondément social. Avec l’usage intense du téléphone portable, les cabines se font moins nombreuses, mais la mission de service public qui leur incombe leur permet encore d’assurer un maillage homogène du territoire, en ville comme à la campagne.
La cabine comme outil de mise en relation et comme point d’embarquement pour le covoiturage spontané
Les Cabines Résologiques est un projet visant à réactiver le parc de cabines existant, il s’adapte sur l’infrastructure et les technologies déjà en place. A travers ce service et grâce à leur nature géolocale et réticulaire, ainsi qu’à leur implantation privilégiée, les cabines jouent un rôle de balise dans l’espace public.
Une interface vocale et une recherche par mot-clé
Elles deviennent une articulation entre les réseaux d’informations et les réseaux de transports en communs, fournissant en temps réel des données contextualisées et constituant des points d’embarquements pour des trajets partagés.
Des annonces sur les événements locaux et les différents trajets sont diffusés dans la cabine
Dans la pratique, les informations sont actualisées par un serveur centralisant les informations des sites des différents acteurs : moteurs de recherche, société de transports, sites de covoiturage, conseil général, et la commune elle-même. Les temps d’attente dans les cabines sont calculés grâce à la triangulation du GSM des usagers, inscrits sur des sites de covoiturage partenaires.
Aménagement circonstantiel d’une zone d’embarquement aux abords de la cabine
Pour chaque recherche, la cabine propose des résultats en fonction de leur proximité et calcule les différents trajets et modes de transports possibles. La sonorisation de la cabine se fait grâce à un simple haut-parleur placé dans le faux plafond. Il se déclenche quand quelqu’un pénètre dans la cabine.
Ce projet nous séduit beaucoup : le réseau des cabines téléphoniques situées en zone rurale occupe une dimension symbolique forte. Vieillissant, en déshérence, il incarne aux yeux des populations locales la fragilité des services publics en zone rurale. Même après l’explosion du mobile, la cabine téléphonique conserve une utilité sociale. En transformant radicalement leurs usages, Pierre Charrié réactive le réseau, lui redonne un avenir, en un mot, le réanchante...il reste néanmoins à s’assurer qu’il n’est pas déjà trop tard : l’opérateur historique n’est pas pressé de maintenir en état les cabines les plus rurales, et déjà une partie du réseau a disparu. Avec la révision du service universel prévue cette année, on devrait en savoir plus sur l’évolution de leur statut. Quoiqu’il en soit, cette démarche montre que les possibilités de réinventer l’existant sont sans limite, et qu’innover en zone rurale est à portée de main.
Le 27e région apporte sa contribution à la prospective en Bourgogne
Billet publié par Anne DaubréeTags: bourgogne , Politique publique , prospective , shema d’aménagement régional , technologie , transport
« HyperBourgogne ». Le 27 octobre, Stéphane Vincent a présenté un scénario prospectif sur la Bourgogne de demain, à François Patriat, président du conseil régional. Le scénario a été conçu avec l’équipe de travail chargée de l’élaboration du schéma d’aménagement régional d’aménagement de développement du territoire (SRADDT) de la collectivité. C’est dans ce cadre que l’équipe de la 27e région a apporté son expertise : elle a contribué à l’élaboration des quatre scénarios qui réfléchissent à l’intégration des technologies et de l’innovation dans les projets à venir. Enfin, pour aborder de façon concrète la question des transports et du développement durable, le conseil régional s’apprête à confié à la 27e Région une mission de "résidence". Lieu d’étude évoqué : une gare...

- Réunion de travail en Bourgogne










