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mai 25 2010

Modernisation administrative et nouvelles technologies : les experts doutent

Billet publié par Stéphane Vincent
Tags: admninistration , Innovation , Web2.0

Une équipe du Pew Research Center’s Internet & American Life Project a interrogé en ligne près de 900 acteurs américains des technologies et experts de l’e-government. Les résultats ont été publiés en mars 2010 et sont en téléchargement (336 Ko). En première lecture, près des ¾ pensent que d’ici 2020, les institutions ne pourront pas résister au tsunami numérique, « pas plus que ne résistent aujourd’hui l’industrie du disque et celle des médias », et qu’elles auront alors adopté des formes innovantes de coopération en ligne. Le dernier quart pense au contraire que l’internet ne modifiera pas leur façon de gouverner et d’administrer.

Mais comme le souligne le Pew Research, le paradoxe est que l’opinion des plus optimistes est aussi la plus fragile : la plupart d’entre eux nuancent leur réponse par de très nombreuses inquiétudes sur la résistance au changement : « les grandes entreprises vont se transformer bien plus vite que les agences publiques et para-publiques », « le changement arrivera bien après 2020 », « les changements vont créer des tensions et des décalages », « le changement se produira à côté des institutions, autour de structures alternatives ». Pour certains, « le risque est réel que les administrations utilisent les technologies pour reprendre le contrôle sur les relations avec leurs publics, et revenir en arrière ». Bref, les experts doutent...

Tout autant que les résultats, c’est la posture des experts qui est ici intéressante. Il y aurait donc d’un côté ces experts, porteurs d’une vision forcément positive et démocratique de l’innovation, et de l’autre le système administratif, forcément tourné vers la préservation des acquis et le maintien du système bureaucratique. On peut quand même se demander s’il ne faudrait pas connaître et apprécier un peu plus les agents qui constituent ce système, pour réaliser que les mutations s’opèrent aussi de l’intérieur, et qu’installer des passerelles avec l’extérieur serait sans doute bien plus utile que de prétendre changer le système malgré lui. De plus, quelle est la nature du changement dont il est ici question ? Au nom de l’innovation technologique, tout n’est pas bon à prendre et il faut quelquefois se féliciter qu’au sein de l’administration ou même chez les usagers, des résistances s’expriment et refusent les pratiques les plus liberticides, ou les avancées réservées à une minorité qui n’en a pas réellement besoin...

mai 24 2010

Comment libérer les données numériques locales ?

Billet publié par Stéphane Vincent
Tags: aquitaine , Innovation , Territoires en résidences , Web2.0

Pendant 3 mois, une équipe interdisciplinaire s’est immergée dans un quartier de Cenon, sur la rive droite de Bordeaux, dans le cadre du programme "Territoires en résidences". Menée en partenariat avec le Grand Projet de Ville Bassens-Cenon-Floirac-Lormont, la Cyberbase de Cenon et la Région Aquitaine, l’objectif de cette résidence était d’étudier les pratiques des habitants en matière de production de données numériques, et d’imaginer comme tirer parti de ce capital immatériel en termes de nouveaux services collaboratifs et de proximité. L’équipe, à géométrie variable selon les semaines, était composée de Matthieu Savary, Denis Pellerin, Antoine Boilevin, Laura Pandelle, tous designers de services, de Fanny Herbert, sociologue, Hubert Guillaud, journaliste et rédacteur en chef d’InternetActu. La publication décrit en détails comment l’équipe s’est d’abord livrée à un travail de "carottage numérique" à l’échelle du quartier, puis a organisé des ateliers créatifs et de prototypage rapide pour produire des outils -carte des observations, boîte à idées, mixer de champs lexicaux- puis des projets : agenda collaboratif territorial, Greffe à idées, Open territoire ou encore Nuage local. Retrouvez également le blog du journal de bord quotidien du projet, tenu jour après jour par l’équipe.

Deux posters proposent une version détaillée de deux projets : la bourse aux projets, et le moteur de recherche local.

Jun 24 2009

Ivo Gormley, UsNow : "La collaboration de masse va bouleverser l’organisation des gouvernements"

Billet publié par Stéphane Vincent
Tags: Innovation , social , Web2.0

Versailles ou UsNow. On avait le choix, ce lundi 22 juin, entre se retrouver au Congrès de Versailles avec le président Sarkozy, ou rester à l’Assemblée nationale pour débattre avec Ivo Gormley, venu spécialement de Londres, et une soixantaine de personnes de son documentaire consacré au "pouvoir des foules sur l’internet".

A mon sens, c’est la première fois qu’on parvient à expliquer le succès des médias sociaux par autre chose que des arguments techno-centrés. Pour Ivo, c’est d’abord une affaire de confiance -une confiance qui existe déjà de façon sous-jacente, mais que les fonctionnalités déployées par les médias sociaux parviennent à valoriser et à porter à grande échelle. C’est bien cette confiance à grande échelle qui échappe aux radars du politique, et tend à combler les manques de nos gouvernements ou les errements de nos banques (voir l’exemple de Zopa).

La soirée était également retransmise sur Second Life par nos amis du Métalab3D. Retrouvez en ligne l’intégralité du film sous-titré collaborativement (via Dotsub) en français pour l’occasion, et tous les rushes du film, des bonus, etc. Grand merci à Ivo, et à tous les participants pour cet agréable moment.

Social innovation in UK

La réunion était également l’occasion pour Francine Bavay (Vice-présidente de la Région Ile-de-France), Christian Paul (Député et vice-Président de la Région Bourgogne) ou Bertrand Rigal (Région Champagne Ardenne) de commenter les premiers enseignements du déplacement organisé en mai dernier à Londres par la 27e Région, sur le thème du design social, et de l’innovation sociale "made in UK". Grâce à User Studio, organisateur du voyage avec les 27e Région, ces enseignements sont soigneusement décrits dans ce document à télécharger.

mai 29 2009

Avant-première du film UsNow le 22 juin

Billet publié par Stéphane Vincent dans la catégorie 27e Région
Tags: Citoyenneté , Politique publique , Web2.0

ATTENTION, COMPLET AU 19 JUIN

"Plus qu’un documentaire sur le web 2.0, UsNow est surtout une réflexion sur la confiance qui s’instaure entre les internautes, et comment celle-ci transforme les relations entre le gens. Un film qui regarde la collaboration de masse non pas sous l’angle d’une simple participation agrégative, mais sous celle de collaborations profondes et transformatives. Tiens, le web 2.0 n’est toujours pas mort !"

Hubert Guillaud, InternetActu

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A l’invitation de la 27e Région, Ivo Gormley, vidéaste et anthropologue, présentera son film UsNow en avant-première parisienne le 22 juin à 17h à l’Assemblée Nationale (Inscription en ligne préalable indispensable avant le 19 juin)

Aidez-nous à co-traduire la version française d’UsNow en réseau !

Retrouvez-nous sur le site de traduction collaborative de sous-titres Dotsub pour terminer le sous-titrage d’UsNow avant le 22 juin !

Communiqué

Avr 13 2009

Région Ile-de-France : les associations à la rencontre du numérique

Billet publié par Stéphane Vincent
Tags: Associations , Citoyenneté , Démocratie , Développement local , Ile-de-France , Paris , Quartier , solidarité , Ville , Web2.0

La Région Ile-de-France organisait en novembre dernier une journée dédiée au rôle nouveau des outils et médias numériques dans la vie des associations franciliennes. Près de 500 personnes y assistaient. Les actes viennent seulement d’être mis en ligne, mais cette attente est bien récompensée par de nombreux comptes-rendus, photos et vidéos de cette journée très dense.

L’atelier que j’animais portait sur l’irruption des outils numériques dans le débat public. Plusieurs témoignages (Bondy Blog, la Télé Libre, Christophe Grébert) convergeaient pour montrer à quel point l’autonomie des habitants et citoyens (la "capacitation" dont Philippe Aigrain se fait l’écho) pouvait aujourd’hui passer par la maîtrise du langage audiovisuel et numérique, la capacité à s’exprimer via un blog ou un podcast, et qu’il y avait là le terreau de nouveaux projets collectifs. L’un des rôles possibles pour la Région pouvait alors consister à encourager, démultiplier par tous moyens -en particulier à travers le tissu associatif- cette capacité des habitants franciliens, à bloguer, filmer leurs vie, leurs aspirations, leurs problèmes.

Les participants à cette table ronde : Dorothée Browaeys, Vivagora, qui a pour objectif de promouvoir une culture de débat sur les questions scientifiques et techniques ; Céline Braillon et Bruno Lestienne, Adels, lieu d’échange et de propositions pour le développement de la démocratie locale ; Nordine Nabili, directeur de l’agence Proxiprod et rédacteur en chef du Bondy Blog ; Olivier Blondeau, sociologue, étudie les usages de l’Internet et plus précisément, les usages politiques et militants du réseau ; John Paul Lepers, directeur de l’Information de La « TéléLibre », télévision citoyenne sur internet ; et Christophe Grebert, animateur du site "webcitoyen", qui vise à défendre le droit d’expression et à favoriser l’émergence du débat public dans les villes françaises.

A noter ce site, "Projets citoyens", créé dans le prolongement de cette journée par la Région Ile-de-France et destiné à mettre en réseau et capitaliser l’ensemble des efforts mis en oeuvre par les associations franciliennes.

Mar 31 2009

Visite guidée pour une résidence à Rennes

Billet publié par Romain Thévenet dans la catégorie Solidarités
Tags: Bretagne , Créativité , Développement local , Innovation , Quartier , Territoires en résidences , Web2.0

Visite à Rennes aujourd’hui pour déterminer l’opportunité de construire une résidence autour des sujets numériques, au sein de l’association Bug, initiatrice et porteuse du projet "La Ruche".

Voici d’abord le diaporama de présentation du contexte de cette résidence :

Contrairement à d’autres sujets de résidence, le contexte ici est un contexte déjà innovant mais qui arrive au bout de ses capacités d’innovation, faute de temps. La posture des résidents doit se concentrer sur la valeur ajoutée de notre opération : travailler en coconception avec les habitants, usagés ou non de la Ruche, et traitement des questions numériques dans des approches ancrées dans la réalité.

Suite à différentes discutions avec Richard Delogu, le gérant de l’association Bug, nous avions fléché trois types de sujet possible pour une résidence chez eux :
- > l’essaimage de "ruches" : Dans quelles conditions est-il possible de reproduire l’initiative de la Ruche dans d’autre municipalités ?
- > l’openstreetmap : Quelle alternative libre et collective à Google maps, pour géolocaliser les informations de la Ruche ?
- > l’identité numérique : Comment mieux gérer son identité numérique est profiter de la "mission d’intérêt général" de la Ruche pour protéger une partie de ses informations ? Cette première visite a permis d’affiner le choix de ces sujets.

Etaient présents dans les différentes discussions de la journée :

  • Pierre Cahurel du bureau de design Grrr… membre du collectif Pomme Z et Renaud Francou chef du projet Identité Active à la Fing, qui étaient venus avec moi, l’un pour sa vision du "design thinking" et l’autre pour son expertise sur les questions numériques.
  • Richard Delogu directeur de l’agence Bug
    -  Sébastien Sémeril, adjoint au Maire à la ville de Rennes
  • Hugues Aubin, chargé de mission TIC à la Ville de Rennes
  • Norbert Friant, responsable de la direction TIC à Rennes Métropole
  • et Emmanuelle Botta, chargée de développement territoriale et du dispositif cybercommune à la Région Bretagne.

L’essaimage et l’openstreetmap ne sont, après discussions, des sujets pas assez mûrs dans l’évolution de la Ruche.

De nombreux sujets possibles

Nous avons donc orienté notre discussion autour de l’identité numérique. En effet, La Ruche a la particularité d’être un réseau social "d’intérêt public", où toutes les données personnelles sont protégés et toutes nos traces peuvent être effacées sur simple demande, contrairement aux réseaux sociaux classique. Peut-on se servir de cette plate-forme comme d’un moyen de sensibiliser les gens à l’importance de leur identité numérique ?

Nous avons eu toute une réflexion également sur l’autre particularité qui fait de ce réseau un espace ancré dans la vie réelle, proche des gens et dont les gérant et administrateurs vivent et travaillent au cœur de Rennes. Ce qui permet d’envisager des expérimentation mêlant expérimentation dans l’espace public, et expérimentation sur le web.

Comme nous l’a souligné Richard Delogu, il n’y a pour l’instant que très peu de fonctionnalité sur ce réseau… mais beaucoup sont d’ors et déjà imaginées. Un porte-folio par exemple pourrait être lié à ce réseau social et faire écho à la présentation du porte-folio territorial que nous avions envisagé à Caen.

Une idée qui engloberait toutes ces propositions

Finalement, le sujet principal qui ressort de cette visite est l’idée de définir la Ruche, comme un laboratoire d’innovation numérique et solidaire. Peut être pourrions nous nous servir de ce réseau local, comme un lieu d’expérimentations d’intérêt général, permettant de comprendre les effets d’un réseau social et les liens qu’il entretien avec son territoire. L’équipe de résidents pourrait permettre d’identifier et rencontre les adhérents prêts à expérimenter de nouvelles fonctionnalités en "mode prototype" propre à la résidence. L’équipe de Bug pourrait construire l’espace de ces expérimentation dans un lieu dédié sur la plateforme numérique.

La suite aura lieu lors de la journée de repérage avec tous les résidents, dès que la Région Bretagne sera engagée à nos côtés.

Mar 29 2009

Ruralcamp à Dijon : de quoi sera faite la ruralité bourguignonne en 2040 ?

Billet publié par Stéphane Vincent dans la catégorie Aménagement
Tags: Barcamp , bourgogne , Développement local , Innovation , rural , Web2.0

Aujourd’hui, samedi, direction Dijon pour le premier RuralCamp, barcamp dédié au monde rural. Une initiative menée par Grégoire Japiot, fin connaisseur des barcamps et membre (entre autres) des Explorcamps.

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Euh, oui, il s’agissait bien d’un barcamp dédié au rural...la preuve, ça se tenait à l’Enesad, l’école des ingénieurs de l’agriculture !

Un peu timides au début, les participants ont fini par remplir (pas entièrement !) le programme : réseaux sociaux et ruralité, wine 2.0 (on est quand même en Bourgogne !), mais aussi nouvelles monnaies virtuelles (dont les Twollars), de prospective et pour couvrir l’actualité, Hadopi.

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Tout le monde écoute sagement Grégoire Japiot, maître de cérémonie

Environ 50-60 participants se sont retrouvés, et le plus étonnant est que l’on n’a pas parlé que d’internet, d’open source et de web 2.0 dans cette journée, la preuve avec cet atelier qui lorgnait sur la Bourgogne de demain, disons...2040.

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Il manque encore des propositions d’ateliers...allez, un effort !

Alors, pour les participants, de quoi est faite la Région Bourgogne dans 30 ans ?

Une région de transports et de grandes mobilités

La Bourgogne, c’est d’abord de grands espaces. Dans tous les scénarios prospectifs bourguignons (en particulier ceux imaginés dans le tout récent Schéma régional de l’aménagement et du développement du territoire bourguignon, auquel la 27e Région a pris part), la question de la mobilité et des transports est essentielle : que son futur soit d’abord tiré par Lyon et Paris, ou plutôt par Dijon, ou bien davantage réparti entre les pôles urbains, dans tous les cas la question des transports individuels et collectifs est centrale dans la Bourgogne de demain. Pour Charles Burriel, de l’Enesad, « dans 30 ans, une solution énergétique valable aura été trouvée et on aura réglé le problème du véhicule individuel et des transports collectifs ; c’est maintenant que le problème est posé, pour les 10 ans qui viennent ».

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Séance de décryptage de la loi Hadopi

Les signes alarmants du « péri-urbain lointain »

Des ruralités très différentes co-existent en Bourgogne, nous rappelle Yannick Sencébé, sociologue à l’Enesad. Toutes appellent des besoins en sociabilités différentes. Par cercles concentriques, la tendance est à un éclatement entre des centres villes riches, le départ des classes moyennes vers le péri-urbain (les agglomérations immédiates de Dijon, Châlon, etc), puis une tendance à la relégation vers un péri-urbain lointain, puis seulement le rural lointain. Le péri-urbain lointain est celui qui présente le plus de signes inquiétants. Le rural lointain correspond de plus en plus à des aménités paysagères, à des choix personnels, tandis que le péri-urbain lointain est davantage subit par des classes ouvrières qui désespèrent de trouver leurs marques, en formes de « HLM horizontal », entre désir de culture urbaine et réalité de la campagne profonde. L’autre risque criant est celui de la « campagne banale », celle qui n’a rien à offrir d’original, sur le plan culturel, identitaire, paysager.

D’accord pour des réseaux, mais il nous faut des « hubs humains »

Dans le contexte d’une Bourgogne qui n’a pas gagné en habitants (contrairement à la plupart des campagnes françaises ces dernières années), les réseaux sont nécessaires, mais pas suffisants. « Si dans 30 ans, on peut travailler de n’importe où, on va fuir la bourgogne ! qu’est ce qui va encourager à venir rester en Bourgogne ? ». Tout le monde est d’accord pour reconnaître que l’accès aux réseaux (de transports, culturels, sociaux, internet) est essentiel ; mais c’est de « hubs » humains et socianx dont la Bourgogne en réseaux a besoin : des tiers-lieux, lieux d’un nouveau genre qui provoquent les rencontres imprévues, libèrent des énergies créatrices, (re)socialisent les gens et recréent du lien, de la culture, de l’innovation, etc. La Bourgogne a besoin de nouvelles formes de médiations, entre les gens, les territoires.

Quels seront les hubs, les lieux et nouvelles formes de médiation en Bourgogne demain ?

Toute la famille des tiers lieux est ainsi convoquée : en vrac, la Cantine et les living labs dans le champ économique, les cafés de Pays et les bars associatifs dans le champ culturel et social, la Maison ouverte dans le champ du vieillissement, etc. Mais comment naissent ces lieux ? l’acteur public doit-il les créer lui-même, ou leur démultiplication passe t-elle par un vaste soutien à ces initiatives, mais aussi à leur mise en réseau ? L’acteur public de demain doit-il davantage créer les conditions de la création de ces projets, et moins les porter lui-même ? Il faut refonder l’intérêt général à partir des gens, de leur pratiques quotidiennes, et combiner numérique et médiation humaine.

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Déjà prêt pour le prochain barcamp...

mai 3 2008

De la technologie sociale pour des changements sociaux

Billet publié par aj dans la catégorie Divers
Tags: Barcamp , Innovation , Quotidien , Vie quotidienne , Web2.0

Fait par et pour les gens, le Web 2.0 ou "web social", est un moyen de prendre en main sa destinée économique, professionnelle, sociale et familiale. Dans cette perspective, le Social Innovation Camp, qui s’est tenu à Londres début avril, a réuni des développeurs, designers, créateurs, ... intéressées par le développement d’applications web qui apporteraient de réels changements dans la vie quotidienne.

Parmi la cinquantaine de projets envoyés en février et mars 2008, sept ont été présentés lors des trois journées de ce barcamp :

  • Enabled by Design est un site-ressource pour personnes handicapées (maladie, blessure) : elles exposent leurs problèmes, les designers s’inspirent alors de leurs remarques pour adapter les objets en conséquence
  • On The Up est un système en ligne qui aident les jeunes à identifier leur qualités et compétences personnelles
  • Rate Your Prison est un outil permettant aux familles de prisonniers de partager leur expérience de l’incarcération de leurs proches, de l’éloignement
  • Wibi.it (why buy it ?) référence des informations (empreinte carbone, conditions de fabrication, ...) sur les produits de la vie courante, identifiés par leur code barre
  • CVLifeLine est un site aidant les chercheurs d’emploi à améliorer leur CV en utilisant les outils web 2.0
  • Stuffshare permet de mutualiser l’utilisation d’outils dont on se sert rarement. Par exemple, vous avez besoin d’une perceuse, empruntez-en une à une personne de votre réseau.
  • TheGlue est un outil aidant les membres d’une famille qui vivent loin l’un de l’autre à prendre soin des plus âgés.

Pour encourager ces innovateurs à poursuivre leurs expérimentations, deux prix ont été attribués : Enabled by design, 1er, a reçu 2.000£, Rate your prison, 2e, 1.000£.

Source image : The Guardian

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