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Avr 13 2009

Région Ile-de-France : les associations à la rencontre du numérique

Billet publié par Stéphane Vincent
Tags: Associations , Citoyenneté , Démocratie , Développement local , Ile-de-France , Paris , Quartier , solidarité , Ville , Web2.0

La Région Ile-de-France organisait en novembre dernier une journée dédiée au rôle nouveau des outils et médias numériques dans la vie des associations franciliennes. Près de 500 personnes y assistaient. Les actes viennent seulement d’être mis en ligne, mais cette attente est bien récompensée par de nombreux comptes-rendus, photos et vidéos de cette journée très dense.

L’atelier que j’animais portait sur l’irruption des outils numériques dans le débat public. Plusieurs témoignages (Bondy Blog, la Télé Libre, Christophe Grébert) convergeaient pour montrer à quel point l’autonomie des habitants et citoyens (la "capacitation" dont Philippe Aigrain se fait l’écho) pouvait aujourd’hui passer par la maîtrise du langage audiovisuel et numérique, la capacité à s’exprimer via un blog ou un podcast, et qu’il y avait là le terreau de nouveaux projets collectifs. L’un des rôles possibles pour la Région pouvait alors consister à encourager, démultiplier par tous moyens -en particulier à travers le tissu associatif- cette capacité des habitants franciliens, à bloguer, filmer leurs vie, leurs aspirations, leurs problèmes.

Les participants à cette table ronde : Dorothée Browaeys, Vivagora, qui a pour objectif de promouvoir une culture de débat sur les questions scientifiques et techniques ; Céline Braillon et Bruno Lestienne, Adels, lieu d’échange et de propositions pour le développement de la démocratie locale ; Nordine Nabili, directeur de l’agence Proxiprod et rédacteur en chef du Bondy Blog ; Olivier Blondeau, sociologue, étudie les usages de l’Internet et plus précisément, les usages politiques et militants du réseau ; John Paul Lepers, directeur de l’Information de La « TéléLibre », télévision citoyenne sur internet ; et Christophe Grebert, animateur du site "webcitoyen", qui vise à défendre le droit d’expression et à favoriser l’émergence du débat public dans les villes françaises.

A noter ce site, "Projets citoyens", créé dans le prolongement de cette journée par la Région Ile-de-France et destiné à mettre en réseau et capitaliser l’ensemble des efforts mis en oeuvre par les associations franciliennes.

Mar 23 2009

Des "Cantine"pour favoriser l’innovation dans les territoires

Billet publié par Anne Daubrée
Tags: Economie , Innovation , Midi Pyrénées , Paris , Politique publique , Quartier

Comment permettre l’essaimage d’un dispositif, en l’adaptant à la variété des territoires dans lesquels il est susceptible d’être implanté ? Ce 9/3, à la Cantine, , des membres fondateurs du lieu et Nathalie Kosciusko-Morizet, secrétaire d’Etat au développement de l’économie numérique, ont annoncé le démarrage d’une étude (3 mois) destinée à promouvoir l’émergence d’un réseau de « Cantine ». Cette dernière vise à favoriser l’innovation et l’émergence de projets dans l’économie numérique, avec un fonctionnement novateur, en phase avec le secteur.

La Fing, la Fondation Internet nouvelle génération, participera à l’étude, destinée à faciliter l’appropriation de la démarche par d’autres acteurs sur les territoires. « La variété des territoires, les dynamiques d’acteurs différents vont produire des cantines différentes » a commenté Daniel Kaplan, délégué général de la Fing. De fait, « L’objectif de l’étude sera de stabiliser le concept « Cantine », sans l’enfermer, pour détourer un cahier des charges et lancer un appel à projet ou une labellisation. Il faudra établir des lignes directrices suffisantes et nécessaires pour être identifié comme Cantine, avec des options » a précisé Nathalie Kosciusko-Morizet, dont le secrétariat d’état soutient le projet. Outre à fournir un cadre de travail pour d’éventuels acteurs qui souhaitent monter un projet similaire, ce document constituera également un « outil d’aide à la prise de décision, pour convaincre les partenaires publics et privés » souligne Vincent Marcatté, président du pôle de compétitivité Images et réseaux, présent par visioconférence.

Un lieu et des formats d’animation

Ouverte depuis janvier 2008, la Cantine parisienne abrite des rencontres informelles entre acteurs de l’économie numérique, qu’il s’agisse de start-up, d’acteurs publics ou de grandes entreprises, mais également d’individus qui y trouvent un espace de travail. C’est également là que l’équipe de la 27e région a trouvé un nid. « Ce n’est pas seulement un toit. C’est aussi un format d’animation », précise Jean-Baptiste Roger, conseiller technique pour les Tics, auConseil régional d’Ile de France. Ce dernier fait partie des partenaires, publics et privés, qui participent au projet, aux cotés deSilicon sentier, association d’entreprises technologiques basées en île de France, Orange, et la Mairie de Paris, notamment. S’il est difficile de quantifier le nombre de contrats signés ou de projets nés dans ces lieux, depuis un an, le bilan est riche : 530 événements s’y sont déroulés, de formats très divers, qu’il s’agisse de conférences, de petits déjeuner presse, ou encore de réunions entre acteurs du secteur. Et de nombreuses sollicitations par des acteurs territoriaux. Outre à avoir séduit Nathalie Kosciusko-Morizet, le dispositif de la Cantine intéresse déjà d’autres acteurs de types variés, situés dans d’autres régions, comme Manche Numérique, le syndicat mixte d’aménagement numérique du département, le pôle de compétitivité breton Images et réseaux, etla Mêlée, une association qui fédère les acteurs de l’économie numérique en Midi-Pyrénées. Tous trois souhaitent se doter de dispositifs qui s’inspirent de la Cantine, en l’adaptant à leurs contextes locaux.

Cantines en réseau

Morgan Hervé, responsable développement & prospective à Manche numérique, entend décliner le concept de la cantine, « mixer créatif », mais en trouvant une «  alchimie territoriale. La Manche est un territoire très étiré. Nous n’aurons pas forcément une seule unité de lieu. Ce qui nous intéresse, c’est le réseau. Et il nous faudra aussi trouver des façons de mesurer l’innovation » précise-t-il. Vincent Marcatté, président du Pôle Breton Images et réseaux, entend, lui, adapter l’idée à un territoire qui couvre la Bretagne et le pays de la Loire, « pour que les partenaires académiques, les PME, les grands groupes, travaillent ensemble plus vite. L’ambition du pole est de créer des cantines en réseau, en commençant par Nantes et Rennes ». Plus au sud, à Toulouse, la Mêlée cherche un « effet de levier ». « C’est un frein de ne pas disposer d’un lieu où organiser des rencontres inorganisées, car beaucoup de choses se passent comme cela » commente Jean Pierre Bayol, son délégué général, qui propose d’enrichir le projet avec leurs propres savoirs faire. Ces ambitions qui rencontrent celles de la Cantine parisienne qui « cherche à déployer un réseau, et pas seulement à Paris. Nous serions ravis de travailler avec d’autres » précise Jean-Baptiste Roger.

Mar 3 2009

Un projet de Résidence à l’Université

Billet publié par Romain Thévenet dans la catégorie Education / formation
Tags: Ecole , Formation , Paris , Territoires en résidences

Discussion aujourd’hui avec Sophie Mahéo, maître de conférence à l’université Paris Descartes et John Augeri, responsable adjoint de l’Université Numérique Régional (UNR) d’Ile de France pour envisager une résidence à l’université.

Les Universités Numériques Régionales sont des regroupements d’universités par régions qui permettent d’apporter des solutions numériques au quotidien des étudiants. L’Université Numérique d’Île de France travaille avec 16 universités de la Région, et le Crous.

John a souligné l’intérêt qu’il portait à la considération des usages dans les actions numériques au delà des solutions techniques. Pour lui il est important de "relocaliser" les usages du numérique dans des lieux réels, ce qui l’a amené à regarder de près des lieux comme la Cantine (qui héberge nos locaux). De ces nouveaux "tiers lieux" dont nous avons déjà eu l’occasion de parler sur ce blog, est né l’idée de concevoir un lieu de ce type à l’université.

"Comment habiter l’université"

L’objectif de la réunion a été, entre autre, de trouver une question qui permettrait de rentrer dans le projet. Nous sommes partis du constat que depuis l’arrivée de l’Internet, les étudiants ont de plus en plus souvent leurs ordinateurs chez eux, et peuvent passer toute une scolarité en ne venant que dans les salles de cours, sans que n’existe vraiment l’opportunité de rencontrer l’Autre, d’envisager des projets communs. Y a-t-il des propositions qui permettraient de donner envie aux étudiants d’habiter l’université ?

Un lieu d’ouverture sur l’extérieur

Autre interrogation : comment provoquer la rencontre entre acteurs de l’intérieur et acteurs de l’extérieur ? Comment créer de l’interdisciplinarité, faire se rencontrer des acteurs différents, au sein même de l’Université et du dehors ? A quoi ressemblerait ce lieu de rencontres informelles entre porteurs de projets, start up, étudiants, professeurs etc… tel que l’ont par exemple créé nos amis du cabinet Iniciativa Joven à l’université en région Estrémadure ?

Une résidence pourrait donc démarrer dans les mois qui viennent dans une des universités, ou encore au Crous, pour travailler avec les étudiants sur ces questions et anticiper sur l’éventuel aménagement d’un nouveau "tiers lieu".

Avr 30 2008

Demos : le design du quotidien

Billet publié par Stéphane Vincent dans la catégorie Modernisation administrative
Tags: Innovation , Paris , Quotidien

Catherine Fieschi, directrice du think-tank Demos, basé à Londres, sera à Paris le 23 mai à l’invitation de la 27e Région. Rappelons que Demos est souvent cité comme l’un des promoteurs le plus assidu de "l’innovation du quotidien, par les gens, et pour les gens". Dans une publication de juillet 2007 consacré à l’innovation en matières de services publics en Grande-Bretagne, Demos décrivait comme totalement insuffisant le recours systématique à la législation et à la performance managériale comme leviers de changement.

Ainsi, 85 % des innovations dans les services publics sont initiées localement par des acteurs de terrain ; ne bénéficiant pas le plus souvent d’une reconnaissance par les échelons centraux, elles ne peuvent être reproduites. Or l’innovation impulsée par l’usager crée une meilleure responsabilisation des citoyens et une transformation radicale des pratiques. Selon les auteurs, cinq points devraient permettre de mettre en œuvre cette transformation : baser les innovations non plus sur les processus mais sur la demande, les centrer non sur les solutions mais sur les problèmes, préférer les « nouvelles pratiques » aux meilleures pratiques, utiliser un modèle relationnel plutôt que managérial et enfin évoluer de l’information vers l’interaction.

Les écoles doivent ainsi considérer les élèves comme des partenaires et tirer profit des connaissances extrascolaires des élèves pour développer l’utilisation des nouvelles technologies.

Demos (Simon Parker et Sophia Parket), Unlocking Innovation, why citizens hold the key to public service reform, Londres, juillet 2007, 187p http://www.demos.co.uk/publications/unlockinginnovation

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