En Italie, les designers tirent parti des initiatives des citoyens
Billet publié par Anne Daubrée dans la catégorie EuropeTags: Politique publique , solidarité , technologie , Vie quotidienne , Ville
Confier l’initiation des enfants de l’école Satta aux plantes et les rythmes des saisons aux passionnés du club d’horticulture qui jouxte l’établissement scolaire, exploiter la cuisine du centre de formation Greppi pour fournir aux habitants la possibilité d’une pause déjeuner économique et conviviale, développer un système d’information qui permette à chaque citoyen d’enrichir la bibliothèque municipale de ses propres ouvrages, et d’accéder à celle des autres...
Autant d’idées qui ont germé dans le cerveau des étudiants de Ezio Manzini, professeur de design industriel au Politecnico de Milan, etspécialiste de l’innovation sociale. "Nous travaillons systématiquement avec des organismes locaux, comme Milano Metropoli, qui nous mettent en contact avec les associations et les groupes de personnes avec lesquelles nous co-élaborons ces projets. Nous partons toujours de l’existant pour co-inventer des solutions avec les habitants » explique Ezio Manzini.
Pour parvenir à une approche pertinente, les étudiants s’appuient sur le travail du programme sustainable every day project. Celui ci recense à travers le monde les exemples d’innovation sociale respectueux du développement durable, et auquel participe Ezio Manzini. "Iles étudiants savent ce qu’ils doivent chercher, quelle démarche ils doivent suivre "commente-t-il.
Les pouvoirs publics ont déjà concrétisé certains des projets élaborés par les étudiants, comme la conversion d’une usine en centre social, à Milan. Et Ezio Manzini a également réalisé d’autres projets, telle une plateforme électronique basée sur une approche collaborative, destinée à favoriser l’émergence et la réalisation de ces projets sociaux innovants, pour le compte de la région Toscane.
Une région sans frontières
Billet publié par Stéphane Vincent dans la catégorie Europe
C’est le souhait que formulaient, sans équivoque, les participants d’une réunion organisée le 16 avril à l’ARF, pour préparer le travail du comité d’orientation de la 27e Région. "Si ce projet a un sens, c’est bien celui de nous donner à voir des approches totalement nouvelles de la transversalité, et d’imaginer à quoi nos organisations ressembleraient si elles faisaient vraiment tomber les cloisons habituelles, au moins à titre expérimental", déclare Sophie Pène, enseignante à l’Université Paris Descartes et membre du comité d’orientation.
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