La Doua, une ville-université
Billet publié par Stéphane VincentTags: Emploi , enseignement supérieur , recherche , Rhône Alpes , social , Territoires en résidences , université
Bien que l’enseignement supérieur ne soit pas une compétence des Régions, toutes s’impliquent fortement dans les universités. Elle soutiennent leurs projets à travers des contrats pluriannuels, et participent à la construction et à la rénovation des bâtiments universitaires et des logements étudiants. C’est notamment le cas de la Région Rhône Alpes et de l’Université de Lyon 1.
Julie Bernard, architecte lyonnaise et moi-même étions conviés le 3 juillet à visiter la Doua, le campus principal de Lyon 1, en vue d’un projet de résidence, dans le cadre du programme "Territoires en Résidences". Nous étions invités et accompagnés par Nicolas Coltice, directeur de l’iCAP (Innovation, Conception et Accompagnement pour la Pédagogie), avec qui nous envisageons une résidence depuis quelques semaines. L’iCAP est un service composé d’une trentaine de personnes, a pour objectif l’amélioration de l’enseignement et l’innovation pédagogique. L’iCAP a également en charge l’animation du service SPIRAL (Serveur pédagogique interactif de ressources d’apprentissage de Lyon 1). Une sélection de photos prises par Julie est sur Flickr, mais l’Université de Lyon 1 propose également une photothèque en ligne où l’on peut voir la Doua.
La Doua est un campus ouvert, immense, une véritable ville, avec ses codes, où chaque bâtiment porte le nom d’un génie des sciences et des grandes découvertes : Pascal, Carnot, Pasteur ou Vernes. Mais on retient d’abord les appellations maison, tel le déambulatoire, long hall qui traverse l’un des bâtiments. Sous la chaleur de juillet, la visite est passionnante mais l’on devine qu’elle ne suffira pas pour toucher du doigt les innombrables perceptions que doivent en avoir les nombreux habitants des lieux : dans un espace aussi vaste, on se dit que chaque étudiant, chercheur, enseignant ou agent doit nécessairement emprunter son propre itinéraire et posséder sa vision des lieux, irréductible à une vision unique.
Parmi les thèmes d’exploration envisagés : la vie du nouvel arrivant à la Doua ; c’est quoi, être citoyen dans une fac ? ; le développement durable "du quotidien" ; ma vie numérique à l’université ; comment redonner goût aux sciences ? ; ou encore, trouver du boulot après la fac... Rendez-vous à la rentrée pour la suite, avec une résidence qui pourrait débuter à l’hiver 2009.
Le rapport d’étonnement de Julie Bernard :
Royaume Uni : le design du retour à l’emploi par Live work
Billet publié par Anne DaubréeTags: capacitation , Design , Emploi , Europe , Innovation
Du chômage au marché du travail, il peut y avoir de nombreuses embuches : l’alcool, la présence d’une personne handicapée dans la famille, des problèmes conjugaux… Quand ces spécificités disparaissent sous les statistiques et les « cas moyens », les politiques publiques ont peu de chances d’être efficaces. C’est l’analyse de Live Work, une agence de design londonienne qui travaille pour le secteur public et le secteur privé, dans les domaines du transport, de la santé, du développement économique. L’agence a reçu la 27e région au cours de son voyage d’étude sur l’innovation sociale au Royaume-Uni. Ils nous ont exposé leur méthode : observer des cas réels, puis, sur cette base, dessiner des trajectoires d’individus, étape par étape, pour ensuite, proposer des services co-designés avec leurs utilisateurs, en réorganisant les services existants.
L’individu en première ligne
En 2007, un an durant, l’agence a travaillé avec la ville de Sunderland, au nord de l’Angleterre, où sévit un fort chômage. Sur les 37 000 demandeurs d’emplois que compte la ville, 5000 seulement cherchent activement de travail. L’objectif consistait donc à les rapprocher du marché du travail. Première étape, « nous avons travaillé avec les gens, pour comprendre leurs expériences. Nous ne voyons pas plus de quinze personnes. A partir de leur vécu, nous retraçons les étapes qu’ils doivent franchir pour pouvoir avoir une démarche vers l’emploi » explique Daniel Letts, consultant à l’agence. Exemple : améliorer la santé et remotiver une personne droguée. Le processus mixe entretiens et observations sur le terrain pour générer une véritable « cartographie » du parcours, qui permet à l’équipe de générer des idées de service.
Des services redesignés
L’agence travaille aussi avec les organismes qui gravitent autour des questions de l’emploi et, plus généralement, de l’insertion, la santé ou la drogue. « Nous avons observé qu’il existait plusieurs structures qui fournissaient des services, mais de manière non connectée, non compréhensibles pour les utilisateurs. » commente Daniel Letts. L’agence a donc organisé 5 événements avec ces services pour faire en sorte que les différentes étapes du parcours soient reliées, sur la base de documents qui « matérialisent » les parcours des individus. « Cela n’implique pas de grands moyens technologiques, c’est surtout du management entre les différentes structures qui doivent se coordonner » conclut Daniel Letts. Au terme du processus, l’équipe a proposé un modèle de fonctionnement, avec des spécifications sur la manière de l’implémenter et de le faire durer. Le projet a couté 250 000 livres. Au terme de l’année test, sur les 1370 personnes suivies, 276 ont retrouvé un emploi. Une opération rentable, au regard du coût économique et social d’un demandeur d’emploi, estime l’agence. Le programme devrait normalement être reconduit sur trois ans.
Dans le Nord Pas de Calais, l’innovation par les gens, pour les gens
Billet publié par Anne DaubréeTags: Développement local , Economie , Emploi , Innovation , Nord Pas de Calais , Politique publique
Des femmes sénégalaises vont bientôt venir discuter avec des habitants des quartiers défavorisés de Boulogne sur mer, pour leur expliquer le fonctionnement des tontines, un système de partage d’épargne pratiqué en Afrique. Leur visite répond à l’invitation d’une association locale, et leur message devrait être relayé par les centres sociaux. L’initiative mise sur le transfert d’expérience Sud-Nord, prenant le contre pied de la conception traditionnelle de ces échanges.

L’an dernier, c’est une dizaine de jeunes, non diplômés, provenant de Tourcoing, qui se sont déplacés. Ils sont partis travailler au Royaume-Uni. L’association « Objectif emploi » les a accompagné dans l’apprentissage de la mobilité dans le monde du travail. Résultat : deux d’entre eux ont trouvé d’autres jobs de l’autre coté de la Manche. Et, parmi ceux qui sont rentrés, certains envisagent de repartir. A Calais, un « Observatoire des pratiques sociales », voulu par une quarantaine d’associations soutenues par la commune, va s’ouvrir à la participation des habitants de quartiers ciblés dans la cadre de la politique de la ville. Ces derniers vont notamment pouvoir proposer rencontrer les groupes de travail de l’observatoire, et faire des propositions.
L’innovation passe par le travail en réseau
Point commun de toutes ces initiatives, qui développent des solutions innovantes : les associations ou les collectivités qui les portent ont répondu à l’appel à projets « accompagnement des populations à l’innovation », initié par la région Nord Pas-de-Calais, pour la troisième année consécutive, et reconduit cette année. En 2008, le programme était doté d’environ quatre millions d’euros, et a reçu plusieurs centaines de réponses, dans les quatre domaines proposés : la gestion urbaine de proximité, la qualification des acteurs et la structuration des réseaux, la politique de la ville, l’insertion professionnel des jeunes et la participation des habitants. Les aides accordées s’échelonnent de 3000 à 70 000 euros environ. Il s’agit « de favoriser l’expérimentation, l’inventivité, l’originalité et la cohérence par rapport aux spécificités de chaque territoire », précise l’appel à projet. Et, dans ses critères d’attribution, le Conseil Régional insiste sur l’importance de l’implication de différents types d’acteurs présents sur le territoire, le travail en réseau et la participation des habitants. "Quand on parle d’innovation, il faut tenir compte du territoire dans laquelle elle s’inscrit. Par ailleurs, l’innovation réside aussi dans une manière de travailler, de se mettre en réseau avec d’autres acteurs, de partager... C’est pourquoi nous finançons notamment des mises en réseaux d’acteurs locaux » souligne Romuald Delbarre, chargé de mission "Politique de la Ville", au service « Citoyenneté et Initiatives Solidaires » de la région.
Transformer l’expérience du chercheur d’emploi : le cas de la Région de Lombardie en Italie (2/5)
Billet publié par Stéphane Vincent dans la catégorie Economie / emploiTags: Emploi , Europe , Politique publique
Cet article fait partie d’une série de cas identifiés par Christophe Tallec, www.christophe-tallec.tumblr.com, envoyé spécial de la 27e Région au Service Design Conference d’Amsterdam, du 24 au 26 novembre 2008.
Dans le cadre de la décentralisation du pouvoir au profit des régions, la Lombardie souhaitait faciliter les offres d’emplois de sa région. Le projet était de structurer et de rendre visible une idée nouvelle pour le renouvellement des centres de recherche d’emploi : donner des subventions, non plus directement aux centres mais directement aux demandeurs d’emplois pour qu’ils choisissent eux même parmi l’offre public /privé. Les centres publics notamment, étaient habitués à être subventionnés, sans se poser la question de la compétitivité dans ce marché public/privé. Cette idée centrée sur l’utilisateur permet aux gens de choisir le type de service dont ils ont besoin pour améliorer leur emploi actuel ou en trouver un.
Le rôle d’Elena Pacenti (directeur du cycle de recherche SPARC), d’abord prévu sur la question de la communication du service s’est déplacé au design du service lui-même. Les modèles issus des « service safaris » dans les centres de recherche d’emplois ont démontré le besoin de visibilité de ce service publique, « supermarque » de cohésion des offres pour lier les différents centres de recherche d’emplois, qui ont chacun leur identité graphique, mis en réseaux et accessibles. Les outils de communication, de stratégie et d’aide au développement du réseau ont été créés pour implémenter le service.
lieu : région Lombardie, Italie
L’intérêt pour la 27è région :
Ce projet illustre bien l’enjeu des nouvelles politiques publiques à l’ère du numérique, face à une logique de mise en réseau des acteurs de ce secteur permise et provoquée par les TIC. Adapter l’offre publique dans un contexte de marché compétitif public/privé, centre les usagers au cœur du service proposé. En déplaçant leurs subventions dirigées vers un marché mixte public/privé.
Sur cette question précise de la recherche d’emploi le secteur et ses différentes offres publiques/privés. La tendance de mise en réseau d’activités communes, évolue-elle vers une formation de clusters ?
Formation : aux abonnés absents
Billet publié par Stéphane Vincent dans la catégorie Education / formationTag : Emploi
Alexis Mons est Directeur Général Délégué de groupe Reflect,blogueur et observateur de la société numérique. Il nous livre les enseignements qu’il tire de la journée "Orientation, formation et emploi à l’heure de l’internet" à laquelle il participait à Caen le 3 décembre dernier.
À l’occasion des travaux de la 27e Région sur le domaine de l’emploi et de la formation, à Caen, le 3 décembre dernier, j’ai eu l’occasion et l’honneur d’animer un barcamp sur le sujet de la formation, principalement à destination des TPE, artisans et commerçants. Du haut de mon vécu d’entrepreneur high-tech, de blogueur féru en "Enterprise 2.0" et autres modèles d’organisations apprenantes, d’universitaire occasionnel sur le terrain de la FOAD, j’ai trouvé ce que j’étais venu chercher : une bonne claque de la réalité de base.
Seulement un gros quart des artisans et commerçants sont connectés et la grosse moitié supplémentaire, qui est simplement informatisée, concentre celle-ci dans un monoposte type Pentium II vieux d’une décennie. Hébergeant en son sein la comptabilité et autres choses critiques, le connecter apparaît comme en faire une proie facile au piratage, aux virus et autres malfaisances des réseaux. Nous qui connaissons, savons que ces données risquent plus le crash du disque dur qu’autre chose, mais c’est tellement signifiant des peurs qu’engendre l’ignorance. Dans ces conditions, Google n’est pas l’ami de grand monde et rêver de FOAD généralisée fait plus que négliger les fondamentaux. Faisons donc le deuil de 73% du panel et tachons de regarder de près ce qui se passe avec les 27% qui connaissent Google, donc, et partons donc en quête du point d’entrée des usages : ce fameux monoposte, qui s’en occupe et qui fait quelque chose avec ? Réponse : le conjoint-collaborateur, cette fourmi discrète, évangélisée à la chose informatique par son comptable, qui y prend goût et qui consomme de la bureautique et plus si affinité. Oui, mais voilà, le conjoint-collaborateur est une espèce en voie de disparition. Là où l’on pense par défaut que le changement de génération est porteur d’avancées numériques, il est ici facteur de fermeture d’une porte d’entrée bien pratique. Pour une fois, c’est trop tard.
Aaaah, les entreprises apprenantes ! Elles sont emblématiques des grandes idées de la formation professionnelle : développement des compétences, de la valeur des salariés, de celle de l’entreprise ... Malheureusement, la validité de cette idée se heurte à un paquet de contraintes :
1- un concept compatible avec la culture du chef d’entreprise. Le compagnonnage fait partie de ces terreaux favorables (paradoxe d’une vieille idée totalement moderne), mais il est loin d’être implanté partout. Il porte cependant en lui cette idée que le savoir descend : c’est le chef d’entreprise qui se forme, puis qui transmet à ses collaborateurs, maîtrisant par ce biais ce qu’ils savent (ou pas). Du coup quand le salarié vient demander de la formation, il cherche symboliquement à s’émanciper de la tutelle du savoir que représente son patron. Pour cette raison et d’autres, cela est généralement perçu comme une intention à un futur départ de l’entreprise. De fait, s’il y en a un qui trouve dans le web un usage, c’est bien lui, pour chercher une voie parallèle invisible du boss, justement.
2- une entreprise en bonne santé, mieux encore : une entreprise avec une perspective à long terme. Avec la pyramide des âges de la profession, on parle alors de reprise ou transmission et on se dit alors que ce n’est pas gagné !
3- à y regarder de près, la formation dans les TPE, cela a lieu hors jours et horaires ouvrés, car "business first" et on se dit alors qu’il y a de gros efforts à faire pour s’adapter à cette réalité, des efforts qui concourrent à élaborer des dispositifs à la marge, donc marginalisés et précaires. Personnellement, je suis convaincu en général et par la pratique que l’entreprise apprenante est le bon modèle, mais encore faut-il penser autrement le management et le business, ce qui suppose un bagage certain en ces deux domaines. Voilà une réalité qui est loin d’être le sujet central de la formation et même de l’éducation. Osez placer haut le business dans l’éducation et la formation, formez des managers, formez-les au management de l’organisation apprenante et vous aurez des entreprises apprenantes ! Vous aurez une formation en phase avec vos convictions de la formation qui fait grandir l’homme et qui valorise aussi l’entreprise. Pour vouloir un nouveau modèle économique et social, il faut aussi faire en sorte que ces nouveaux modèles soient enseignés et diffusés !
Avec tout ça, elles sont très rares les TPE et P(M)E qui placent vraiment la formation en élément fort de leur développement. D’autant qu’il faut disposer d’un collaborateur en ressources humaines compétent et à plein temps pour naviguer dans la jungle des dispositifs, de la législation et des organismes. Un vrai maquis qui empêche, par exemple, de pouvoir structurer un catalogue de formation avec des prix vrais. Entre le fait que vous avez droit ou pas, que vous êtes finançable ou pas et comment, il faut être expert ou doté d’intelligence artificielle pour trouver son chemin. Structurer l’offre et la rendre lisible est un préalable. Le numérique, via des instruments permettant de profiler le demandeur et la demande, peut y aider.
Cela dit, il y a un autre problème de fond : les TPE ne s’intéressent plus à la formation, ne se risquent dans ce maquis que pour de l’obligatoire ou du certifiant. Le reste de leurs problèmse relève de questions/réponses, de solutions à des problèmes pratiques, bref, relèvent du juste-à-temps et de la débrouille. On pourrait penser que la collaboration, les communautés apprenantes seraient une source d’entraide à résoudre ce problème. Que nenni ! Comme indiqué plus haut, les organisations apprenantes sont rares et les postes connectés sous équipés. Le pire, c’est que ces demandes relèvent d’une logique de prestation et pas de formation, donc que les organismes de formation ne peuvent s’y positionner sous peine de sortir du champ de la formation telle qu’elle est institutionnellement conçue.
De toute façon, la vérité, c’est que le principal formateur des TPE, ce sont leurs fournisseurs et prestataires. Pourquoi ? parce que c’est nécessaire au business, tout simplement, que c’est aussi un facteur de fidélisation. Eux ont bien compris la valeur ajoutée de la formation, elle est conductrice de leur économie ! De fait, je pense à Legrand et son magnifique centre Innoval qui forme, à Limoges, des bataillons entier d’électriciens aux dernières innovations du leader de l’appareillage et pionnier de la domotique. Ce qui s’y passe est bien de la formation, mais il est en dehors de celle qui est institutionnellement structurée. On nous avait posé la question de savoir comment les artisans allaient se former au changement du développement durable. Simplement, en fait. C’est parce qu’il y a un marché qu’ils prêteront attentions, demanderont d’autres produits à leurs fournisseurs. Et ce sont ceux-ci qui leur feront franchir le cap. Ne restera alors que l’obligatoire et le certifiant, donc. Et encore ...
La formation professionnelle telle qu’elle est conçue ne vaut apparemment que pour le secteur public et les entreprises d’une taille certaine qui ont des budgets à dépenser, de plus en plus par logique managériale, comme cadeau ou carotte au collaborateur méritant. Cela adresse évidemment aussi le secteur public.
Et le web dans tout ça ? on l’a vu, il est loin d’être une réalité et un élément de la valeur de l’entreprise dans beaucoup d’esprits surtout préoccupés à faire le chiffre et assurer l’avenir proche. Le comble, c’est sans doute de constater que ces 40% de français qui ont des usages matures, chez eux, ne semblent pas les conceptualiser pour leur travail, sauf à chercher une voie parallèle. Quelque chose que l’on commence cependant assez bien à cerner, dans les constats sur l’Enterprise 2.0 (notamment l’utilisation d’outils du web 2.0 pour pallier les déficiences perçues du poste de travail personnel) et sur les études qui montrent l’attachement des citoyens au net, comme facteur d’échange, entre eux, et de moyen de se débrouiller avec l’arrivée de temps incertains.
Les leçons à tirer sont nombreuses pour que le monde de la formation, et surtout sa pensée institutionnelle, fassent leur révolution. Le numérique est un moyen, mais on voit bien que c’est le logiciel qu’il faut changer. Comme en bien des domaines, il n’y a pas de stratégies numériques, il y a des changements de modèles profonds, pour des stratégies plus ambitieuses, avec le numérique comme levier, notamment pour les modèles d’organisations et de réseau dont il a contribué à démontrer la valeur, mais aussi et surtout pour peu de faire le pari de transformer les grandes potentialités d’usages que les citoyens eux-mêmes se sont constitués, ces 40% de français avec des usages matures et très avancés. Car, comme on le dit pour les plus jeunes : ils n’ont jamais autant utilisé le numérique, écrit et échangé en dehors du système. Comment celui-ci pourrait en tirer parti, alors ?
Orientation, formation et emploi à l’heure de l’internet : venez témoigner à Caen le 3 décembre
Billet publié par Stéphane Vincent dans la catégorie Education / formationTag : Emploi

Comment nous formons-nous à l’heure du numérique ? Le développement de l’internet a t-il facilité la recherche d’emploi ? Comment construire son existence professionnelle aujourd’hui ?
Pour vous, ça change quoi ?
Le 3 décembre partir de 9h30, apprentis, étudiants, lycéens, chercheurs d’emplois, salariés, responsables associatifs, conseillers à l’emploi et à la formation, se retrouvent pour partager leurs expériences, leurs intuitions, leurs interrogations sur les nouvelles technologies et les nouvelles pratiques en matière de formation et de recherche d’emploi.
Déjà inscrits : de nombreux témoignages d’acteurs de terrain, les animateurs de Viadeo.com, Jobetic.net, lewebpedagogique.com, veillepedagogique.blog.lemonde.fr, etc.
Au programme des ateliers, de 9h30 à 18h00
- Trouver un emploi à l’heure des nouveaux médias : la nouvelle jungle des services en ligne (les blogs, Google, Linkedin, Facebook...)
- Je blogue, donc j’existe : la fin du CV ? Faut-il bloguer pour exister professionnellement ?
- Ma vie de e-chômeur : est-il plus ou moins difficile de vivre le chômage et d’en sortir depuis l’internet ?
- L’internet facilite t-il l’accès à la formation pour les salariés des petites entreprises ?
- etc.
Pour s’inscrire : remplir ce formulaire en ligne
Inscription gratuite mais obligatoire avant le 14 novembre. Nombre de places limité.
Pour venir au centre CESAM, 14 rue Claude Bloch à Caen
- Plan d’accès sur Google
- Plan détaillé plus bas
Partenariats
Cette journée est organisée dans le cadre du programme "la 27e Région", à l’occasion du congrès de l’Association des Régions de France qui se tiendra les 4 et 5 décembre à Caen. Nous remercions nos partenaires : ARF, Caisse des Dépôts, Jobetic, Région Basse-Normandie, Fondation Internet Nouvelle Génération, Centre des Nouvelles Technologies de Basse Normandie.
Contact, précisions
svincent [at] fing.org
Appel à témoins sur Webpedagogique.com
Plan d’accès au centre CESAM














