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Mar 29 2009

Ruralcamp à Dijon : de quoi sera faite la ruralité bourguignonne en 2040 ?

Billet publié par Stéphane Vincent dans la catégorie Aménagement
Tags: Barcamp , bourgogne , Développement local , Innovation , rural , Web2.0

Aujourd’hui, samedi, direction Dijon pour le premier RuralCamp, barcamp dédié au monde rural. Une initiative menée par Grégoire Japiot, fin connaisseur des barcamps et membre (entre autres) des Explorcamps.

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Euh, oui, il s’agissait bien d’un barcamp dédié au rural...la preuve, ça se tenait à l’Enesad, l’école des ingénieurs de l’agriculture !

Un peu timides au début, les participants ont fini par remplir (pas entièrement !) le programme : réseaux sociaux et ruralité, wine 2.0 (on est quand même en Bourgogne !), mais aussi nouvelles monnaies virtuelles (dont les Twollars), de prospective et pour couvrir l’actualité, Hadopi.

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Tout le monde écoute sagement Grégoire Japiot, maître de cérémonie

Environ 50-60 participants se sont retrouvés, et le plus étonnant est que l’on n’a pas parlé que d’internet, d’open source et de web 2.0 dans cette journée, la preuve avec cet atelier qui lorgnait sur la Bourgogne de demain, disons...2040.

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Il manque encore des propositions d’ateliers...allez, un effort !

Alors, pour les participants, de quoi est faite la Région Bourgogne dans 30 ans ?

Une région de transports et de grandes mobilités

La Bourgogne, c’est d’abord de grands espaces. Dans tous les scénarios prospectifs bourguignons (en particulier ceux imaginés dans le tout récent Schéma régional de l’aménagement et du développement du territoire bourguignon, auquel la 27e Région a pris part), la question de la mobilité et des transports est essentielle : que son futur soit d’abord tiré par Lyon et Paris, ou plutôt par Dijon, ou bien davantage réparti entre les pôles urbains, dans tous les cas la question des transports individuels et collectifs est centrale dans la Bourgogne de demain. Pour Charles Burriel, de l’Enesad, « dans 30 ans, une solution énergétique valable aura été trouvée et on aura réglé le problème du véhicule individuel et des transports collectifs ; c’est maintenant que le problème est posé, pour les 10 ans qui viennent ».

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Séance de décryptage de la loi Hadopi

Les signes alarmants du « péri-urbain lointain »

Des ruralités très différentes co-existent en Bourgogne, nous rappelle Yannick Sencébé, sociologue à l’Enesad. Toutes appellent des besoins en sociabilités différentes. Par cercles concentriques, la tendance est à un éclatement entre des centres villes riches, le départ des classes moyennes vers le péri-urbain (les agglomérations immédiates de Dijon, Châlon, etc), puis une tendance à la relégation vers un péri-urbain lointain, puis seulement le rural lointain. Le péri-urbain lointain est celui qui présente le plus de signes inquiétants. Le rural lointain correspond de plus en plus à des aménités paysagères, à des choix personnels, tandis que le péri-urbain lointain est davantage subit par des classes ouvrières qui désespèrent de trouver leurs marques, en formes de « HLM horizontal », entre désir de culture urbaine et réalité de la campagne profonde. L’autre risque criant est celui de la « campagne banale », celle qui n’a rien à offrir d’original, sur le plan culturel, identitaire, paysager.

D’accord pour des réseaux, mais il nous faut des « hubs humains »

Dans le contexte d’une Bourgogne qui n’a pas gagné en habitants (contrairement à la plupart des campagnes françaises ces dernières années), les réseaux sont nécessaires, mais pas suffisants. « Si dans 30 ans, on peut travailler de n’importe où, on va fuir la bourgogne ! qu’est ce qui va encourager à venir rester en Bourgogne ? ». Tout le monde est d’accord pour reconnaître que l’accès aux réseaux (de transports, culturels, sociaux, internet) est essentiel ; mais c’est de « hubs » humains et socianx dont la Bourgogne en réseaux a besoin : des tiers-lieux, lieux d’un nouveau genre qui provoquent les rencontres imprévues, libèrent des énergies créatrices, (re)socialisent les gens et recréent du lien, de la culture, de l’innovation, etc. La Bourgogne a besoin de nouvelles formes de médiations, entre les gens, les territoires.

Quels seront les hubs, les lieux et nouvelles formes de médiation en Bourgogne demain ?

Toute la famille des tiers lieux est ainsi convoquée : en vrac, la Cantine et les living labs dans le champ économique, les cafés de Pays et les bars associatifs dans le champ culturel et social, la Maison ouverte dans le champ du vieillissement, etc. Mais comment naissent ces lieux ? l’acteur public doit-il les créer lui-même, ou leur démultiplication passe t-elle par un vaste soutien à ces initiatives, mais aussi à leur mise en réseau ? L’acteur public de demain doit-il davantage créer les conditions de la création de ces projets, et moins les porter lui-même ? Il faut refonder l’intérêt général à partir des gens, de leur pratiques quotidiennes, et combiner numérique et médiation humaine.

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Déjà prêt pour le prochain barcamp...

Fév 26 2009

Formacamp en Rhône Alpes

Billet publié par Stéphane Vincent
Tags: Barcamp , Formation , Politique publique , social

J’animai deux ateliers hier au Formacamp, barcamp dédié à la formation organisé sous l’égide de Formavia, le réseau de la Région Rhône Alpes -et qui faisait suite à la journée du 3 décembre dernier que nous avions organisé lors du congrès des Régions à Caen avec la Région Basse-Normandie. A première vue, au moins 200 participants (beaucoup pour un barcamp...).

Le choix de l’Hôtel de Région, situé à Charbonnières, pouvait sembler étonnant pour une "non-conférence", mais si l’on parvenait à oublier le protocole un peu écrasant de l’hémicycle, l’irruption d’un tel événement dans un conseil régional était une première intéressante...

Mes ateliers traitaient des enjeux territoriaux de la formation à l’heure de l’internet. Nous avons consacré le premier à l’effet "transformateur" du numérique : en quoi il a changé notre façon de nous former, mais aussi d’accéder à la formation, de nous informer sur l’offre, et contribué à changer les postures de chacun, du formateur jusqu’aux médiateurs. Avec les participants, nous avons essayer d’identifier ces changements. Le cas de la Maison de Grigny, qui propose un apprentissage aux TIC, est intéressant à plus d’un titre : en rendant les gens autonomes plutôt qu’en les enfermant dans des logiques d’assistanat, en repartant des gens et non de l’offre de formation, en co-concevant l’apprentissage avec eux, la Maison de Grigny a conçu une autre grammaire de l’apprentissage, très éloigné des modèles traditionnels descendants, et visiblement plus efficace.

Territoires en réseaux @ FormaCamp

La Maison de Grigny, à l’image de nombreux espaces publics numériques, illustre bien le statut de véritable "service public de l’accompagnement" qu’on pris ces structures. En effet, elles viennent souvent en renfort des acteurs traditionnels de la formation et de l’emploi, qui n’ont pas pris la mesure du rôle qu’a pris l’internet dans ces domaines. Nous avions déjà pointé cette fonction d’écrivains publics numériques à Caen. En plénière, nous avons suggéré d’intégrer ce rôle des espaces numériques dans le service public régional de la formation que met actuellement en place la Région Rhône Alpes.


3 Territoire en réseaux AM
envoyé par FormaVia. - L’actualité du moment en vidéo.

Le second atelier était dédié à la question de la mise en réseau des acteurs sur le territoire. Je suis reparti d’une tentative de description du mille-feuille de l’emploi et de la formation (cf photo) pour décrire la situation vécue par l’usager en cherche de formation. Comment sortir des silos de la formation et retrouver de la transversalité ? Par analogie, la communauté de métiers formée par les membres de l’Aradel (en plusieurs dizaines d’années, 700 agents de développement rhonalpins organisés en réseau, dépassant le cadre de leurs organismes respectifs) présentait des caractéristiques réplicables : un lieu d’échange "métier", un réseau de personnes où l’on prend et où l’on donne, où l’on co-construit plutôt que de tout confier à des consultants extérieurs, etc. Un exemple à suivre, tout comme l’expérimentation RuralNet, qui mise sur le test en grandeur réel d’un réseau social pour explorer de nouvelles façons de "rattraper" les petits exploitants agricoles et tous les acteurs ruraux les plus éloignés des logiques de formation habituelles. Vive l’expérimentation ! Les photos, les premiers comptes rendus et les premières impressions sontsur le wiki du Formacamp.

Déc 23 2008

L’Espagne devance l’année de la créativité et de l’innovation européenne à Bruxelles

Billet publié par Anne Daubrée
Tags: Barcamp , Développement local , Ecole , Europe , Innovation , Politique publique , technologie

A noter : Annabelle Favreau viendra tout spécialement à la Cantine, le 3 février 2009, pour présenter les activités de l’agence "Iniciative Joven". Attention, nombre de participants limité à 30 environ - réservez rapidement vos places en ligne.

L’année de la créativité et de l’innovation, qui sera lancée en 2009 par la Commission européenne, a démarré avant l’heure, à Bruxelles. C’est le cabinet « d’initiative jeune » qui s’en est chargé en organisant la "semaine de la créativité". Créé il y a quatre ans par le gouvernement régional d’Estrémadure, en Espagne, ce cabinet explore de nouvelles voies qui favorisent un modèle de développement basé sur la capacité d’imagination et d’innovation des jeunes. Désireux de nouer des coopérations au delà des frontières, le cabinet a organisé cinq événements à Bruxelles, illustrations de ces méthodes inventées -et appliquées- en Estrémadure.

Coffee Break productif

Ainsi, le « coffee break » : une quarantaine de personnes, pour l’essentiel des agents de collectivités territoriales, se sont divisées en groupes de quatre, pour échanger autour de sujets tels que « quel contexte pour favoriser le développement dans notre région ? ». Des experts en réseaux sociaux étaient présents, mais les présentations power point strictement interdits. « Le but de ces rencontres est de mélanger pour mettre en relation et susciter la créativité » explique Annabelle Favreau, coordinatrice des relations internationales. Une ville espagnole, Càceres, par exemple, a déjà organisé descoffee break trois années de suite. Autre exemple des animations tenues à Bruxelles : des « ateliers lego » où des enfants de 7 à 78 ans programment des robots pour sauver la planète Mars, stimulant la créativité et l’esprit d’équipe. Dans l’éducation (avec des méthodes déjà appliquées dans les écoles de la région), les affaires ou la gouvernance publique, le concept appliqué par le cabinet d’initiative jeunes demeure le même : débrider l’imagination en abolissant les contraintes formelles, favoriser la formation de réseaux entre les individus et métisser les expériences.

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Coffee Break bruxellois
mai 3 2008

De la technologie sociale pour des changements sociaux

Billet publié par aj dans la catégorie Divers
Tags: Barcamp , Innovation , Quotidien , Vie quotidienne , Web2.0

Fait par et pour les gens, le Web 2.0 ou "web social", est un moyen de prendre en main sa destinée économique, professionnelle, sociale et familiale. Dans cette perspective, le Social Innovation Camp, qui s’est tenu à Londres début avril, a réuni des développeurs, designers, créateurs, ... intéressées par le développement d’applications web qui apporteraient de réels changements dans la vie quotidienne.

Parmi la cinquantaine de projets envoyés en février et mars 2008, sept ont été présentés lors des trois journées de ce barcamp :

  • Enabled by Design est un site-ressource pour personnes handicapées (maladie, blessure) : elles exposent leurs problèmes, les designers s’inspirent alors de leurs remarques pour adapter les objets en conséquence
  • On The Up est un système en ligne qui aident les jeunes à identifier leur qualités et compétences personnelles
  • Rate Your Prison est un outil permettant aux familles de prisonniers de partager leur expérience de l’incarcération de leurs proches, de l’éloignement
  • Wibi.it (why buy it ?) référence des informations (empreinte carbone, conditions de fabrication, ...) sur les produits de la vie courante, identifiés par leur code barre
  • CVLifeLine est un site aidant les chercheurs d’emploi à améliorer leur CV en utilisant les outils web 2.0
  • Stuffshare permet de mutualiser l’utilisation d’outils dont on se sert rarement. Par exemple, vous avez besoin d’une perceuse, empruntez-en une à une personne de votre réseau.
  • TheGlue est un outil aidant les membres d’une famille qui vivent loin l’un de l’autre à prendre soin des plus âgés.

Pour encourager ces innovateurs à poursuivre leurs expérimentations, deux prix ont été attribués : Enabled by design, 1er, a reçu 2.000£, Rate your prison, 2e, 1.000£.

Source image : The Guardian

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