Ruralcamp à Dijon : de quoi sera faite la ruralité bourguignonne en 2040 ?
Billet publié par Stéphane Vincent dans la catégorie AménagementTags: Barcamp , bourgogne , Développement local , Innovation , rural , Web2.0
Aujourd’hui, samedi, direction Dijon pour le premier RuralCamp, barcamp dédié au monde rural. Une initiative menée par Grégoire Japiot, fin connaisseur des barcamps et membre (entre autres) des Explorcamps.
Euh, oui, il s’agissait bien d’un barcamp dédié au rural...la preuve, ça se tenait à l’Enesad, l’école des ingénieurs de l’agriculture !
Un peu timides au début, les participants ont fini par remplir (pas entièrement !) le programme : réseaux sociaux et ruralité, wine 2.0 (on est quand même en Bourgogne !), mais aussi nouvelles monnaies virtuelles (dont les Twollars), de prospective et pour couvrir l’actualité, Hadopi.
Tout le monde écoute sagement Grégoire Japiot, maître de cérémonie
Environ 50-60 participants se sont retrouvés, et le plus étonnant est que l’on n’a pas parlé que d’internet, d’open source et de web 2.0 dans cette journée, la preuve avec cet atelier qui lorgnait sur la Bourgogne de demain, disons...2040.
Il manque encore des propositions d’ateliers...allez, un effort !
Alors, pour les participants, de quoi est faite la Région Bourgogne dans 30 ans ?
Une région de transports et de grandes mobilités
La Bourgogne, c’est d’abord de grands espaces. Dans tous les scénarios prospectifs bourguignons (en particulier ceux imaginés dans le tout récent Schéma régional de l’aménagement et du développement du territoire bourguignon, auquel la 27e Région a pris part), la question de la mobilité et des transports est essentielle : que son futur soit d’abord tiré par Lyon et Paris, ou plutôt par Dijon, ou bien davantage réparti entre les pôles urbains, dans tous les cas la question des transports individuels et collectifs est centrale dans la Bourgogne de demain. Pour Charles Burriel, de l’Enesad, « dans 30 ans, une solution énergétique valable aura été trouvée et on aura réglé le problème du véhicule individuel et des transports collectifs ; c’est maintenant que le problème est posé, pour les 10 ans qui viennent ».
Séance de décryptage de la loi Hadopi
Les signes alarmants du « péri-urbain lointain »
Des ruralités très différentes co-existent en Bourgogne, nous rappelle Yannick Sencébé, sociologue à l’Enesad. Toutes appellent des besoins en sociabilités différentes. Par cercles concentriques, la tendance est à un éclatement entre des centres villes riches, le départ des classes moyennes vers le péri-urbain (les agglomérations immédiates de Dijon, Châlon, etc), puis une tendance à la relégation vers un péri-urbain lointain, puis seulement le rural lointain. Le péri-urbain lointain est celui qui présente le plus de signes inquiétants. Le rural lointain correspond de plus en plus à des aménités paysagères, à des choix personnels, tandis que le péri-urbain lointain est davantage subit par des classes ouvrières qui désespèrent de trouver leurs marques, en formes de « HLM horizontal », entre désir de culture urbaine et réalité de la campagne profonde. L’autre risque criant est celui de la « campagne banale », celle qui n’a rien à offrir d’original, sur le plan culturel, identitaire, paysager.
D’accord pour des réseaux, mais il nous faut des « hubs humains »
Dans le contexte d’une Bourgogne qui n’a pas gagné en habitants (contrairement à la plupart des campagnes françaises ces dernières années), les réseaux sont nécessaires, mais pas suffisants. « Si dans 30 ans, on peut travailler de n’importe où, on va fuir la bourgogne ! qu’est ce qui va encourager à venir rester en Bourgogne ? ». Tout le monde est d’accord pour reconnaître que l’accès aux réseaux (de transports, culturels, sociaux, internet) est essentiel ; mais c’est de « hubs » humains et socianx dont la Bourgogne en réseaux a besoin : des tiers-lieux, lieux d’un nouveau genre qui provoquent les rencontres imprévues, libèrent des énergies créatrices, (re)socialisent les gens et recréent du lien, de la culture, de l’innovation, etc. La Bourgogne a besoin de nouvelles formes de médiations, entre les gens, les territoires.
Quels seront les hubs, les lieux et nouvelles formes de médiation en Bourgogne demain ?
Toute la famille des tiers lieux est ainsi convoquée : en vrac, la Cantine et les living labs dans le champ économique, les cafés de Pays et les bars associatifs dans le champ culturel et social, la Maison ouverte dans le champ du vieillissement, etc. Mais comment naissent ces lieux ? l’acteur public doit-il les créer lui-même, ou leur démultiplication passe t-elle par un vaste soutien à ces initiatives, mais aussi à leur mise en réseau ? L’acteur public de demain doit-il davantage créer les conditions de la création de ces projets, et moins les porter lui-même ? Il faut refonder l’intérêt général à partir des gens, de leur pratiques quotidiennes, et combiner numérique et médiation humaine.
Déjà prêt pour le prochain barcamp...
Territoires en Résidences : projet de préfiguration d’une maison de santé en Auvergne
Billet publié par Stéphane Vincent dans la catégorie AménagementTags: Auvergne , Santé , solidarité , Territoires en résidences
Nouvelle étape avec cette réunion de travail qui visait à étudier les conditions pratiques de mise en place d’une résidence consacrée aux maisons de santé sur le territoire auvergnat. La Réunion associait Mireille Ghys, chef du service Santé ; Philippe Roland, Directeur de la Direction du Développement Durable Solidaire des Territoires ; Sébastien Cote, chargé de mission TIC ; Adelaïde Schindler, Doctorante en géographie et en mission à l’ARDTA (agence régionale des territoires d’Auvergne) sur les questions de santé et d’attractivité du territoire ; Marie Coirié, designer de l’ENSCI, et enfin Stéphane Vincent, directeur de la 27e Région.

Au titre de l’aménagement du territoire, la Région prévoit d’intervenir dans des projets de maisons de santé, dont le coût va aujourd’hui de 600 000 euros à 1,7 millions d’euros. Mais nombreuses sont les candidatures basées essentiellement sur un projet d’aménagement architectural, alors que l’enjeu est plus généralement de réussir un projet d’accès au soin. Chacun est bien conscient de la nécessité de mobiliser des méthodes qui permettent de mieux partir des pratiques des médecins, des patients, des aidants et d’une façon général de toute la communauté locale afin d’embrasser l’échelle du réseau de santé, et pas seulement celle du bâtiment.

C’est à ce titre qu’est examinée l’opportunité d’expérimenter de nouvelles formes d’ingénierie comme celles qui sont mobilisées dans le cadre des résidences. Ces méthodes doivent permettre de questionner l’accès au soin, en partant des pratiques existantes, en les amplifiant et en imaginant des solutions innovantes faisant converger des problématiques très diverses : le problème de l’exode des médecins dans les zones rurales, la question de l’éloignement géographique, le traitement des données médicales, etc. La 27e Région serait disposée à financer 50% du budget de 30 000 euros prévu pour mener la résidence, la Région et les partenaires locaux prenant en charge l’autre partie du financement. Adélaïde Schindler propose également de faire l’état des démarches déjà engagées sur des problématiques similaires, notamment les initiatives lancées par la Mutualité sociale agricole et les cahiers des charges déjà existants. Prochaine étape : provoquer avant fin juin la visite d’un ou deux territoires candidats à l’accueil d’une résidence.
Comprendre les médecins pour les faire revenir en zone rurale
Billet publié par Stéphane Vincent dans la catégorie AménagementTags: Auvergne , Santé , solidarité , Territoires en résidences
La plupart des Régions soutiennent ou initient le déploiement de "Maisons de santé", conçues pour regrouper l’offre de soins et la maintenir dans les zones les plus fragiles. La Région Auvergne ne fait pas exception. Nous avions rendez-vous mercredi dernier à Clermont-Ferrand avec Sébastien Cote, chargé des technologies de l’information, qui accompagne le service en charge de promouvoir les maisons de santé à la Région.

L’urgence est grande : les deux tiers des besoins se situent en dehors des zones urbaines, dans un contexte de pénurie à l’échelle nationale : lorsqu’un jeune médecin prend ses fonctions, trois partent à la retraite. L’Agence Régionale des Territoires ne ménage pas ses efforts pour attirer de nouveaux médecins, mais la tâche n’est pas facile. Pour la Région, elle exige de faire converger les efforts, de travailler également sur l’ensemble des politiques -d’autant que l’Auvergne s’est fixée l’objectif d’augmenter sa population à 20 ans. Et les réformes gouvernementales ne profitent pas franchement au massif central...
La maison de santé apparaît comme un poste avancé de l’offre de soins, organisé en articulation avec les établissements hospitaliers et permettant de rationaliser les déplacements, d’assurer le contact avec les populations. Sébastien Cote explore la possibilité de doter ces équipements de systèmes d’information adéquats, d’outiller les médecins des logiciels adéquats, de calendriers partagés, d’outils de télémédecine. Deux projets de maisons de santé sont aujourd’hui à l’étude.
La solution est-elle aussi simple ? © / - Crédit : clod
Mais la Région est bien consciente qu’il ne suffit pas de rassembler l’offre de soins dans un nouveau bâtiment pour répondre de façon mécanique aux attentes locales. Le risque existe de construire une offre qui ne rencontre pas la demande, si trop peu d’intérêt est consenti aux pratiques réelles des habitants, des médecins, des acteurs locaux ; si des réponses pratiques ne sont pas apportées aux freins psychologiques, ou à d’autres questions très pratiques d’accès, d’accessibilité et d’horaires, d’accueil, d’organisation des lieux, de confidentialité ou encore de sécurité. Travailler à partir de l’expérience des utilisateurs est essentiel. Nous avons évoqué avec Sébastien Cote l’opportunité de mettre en résidence, sur l’un des deux sites visés, une petite équipe interdisciplinaire autour d’un designer de services, dans le cadre de Territoires en Résidences. Une telle démarche pourrait permettre de co-concevoir une vision commune aux médecins, aux habitants et aux élus locaux, et d’augmenter ses chances de succès. Et il permettrait également à la Région, qui a le projet de soutenir bien d’autres lieux de produire un cahier des charges type plus proche des attentes des usages.
Rencontre avec Adels et la revue Territoires
Billet publié par Stéphane Vincent dans la catégorie AménagementTags: Développement local , Innovation , Politique publique

Aujourd’hui, rencontre stimulante avec Céline Braillon, François Hannoyer et Gérard Logié de l’Association pour la démocratie et l’éducation locale et sociale, Adels, également éditeurs du mensuel de la démocratie locale Territoires. Les suites possibles : un numéro commun de Territoires autour des enjeux numériques et technologiques, un dossier commun sur l’expérimentation publique et une critique des appels à projet, et des contacts potentiels pour l’opération Territoires en Résidences.
Innover dans l’accueil des nouveaux habitants
Billet publié par Stéphane Vincent dans la catégorie AménagementTag : Innovation
La 2e Université de l’accueil de nouvelles populations qui vient de se tenir à Clermont-Ferrand du 18 au 20 juin, m’offrait l’occasion de retrouver deux jours durant le cœur du Massif central, de replonger dans les préoccupations territoriales, et de renouer avec les acteurs du développement local souvent féconds en pratiques innovantes. Et bien entendu, d’en profiter pour faire avancer les chantiers ouverts par la 27e Région…
Retour au village
Premiers entretiens, premiers ateliers et déjà une évidence s’impose : la culture de l’accueil, et les politiques qui tentent de l’accompagner ont considérablement évolué en quelques années. Après des années d’exode, nombreux sont les villages qui ont vu revenir les populations. Pour les heureux élus, l’enjeu consiste à (re)créer une culture commune entre les habitants et les nouveaux arrivants. Aucun hasard si l’association SOS Villages a dû changer de nom, pour devenir Notre Village, comme le rappelle le journaliste Benoît Fidelin. Provoquer la rencontre en continu, penser des lieux où l’on peut créer du collectif devient l’un des principaux enjeux.
Accueillir, d’accord, mais en le prouvant : plutôt que de se perdre dans de calamiteuses parodies de campagnes promotionnelles où les terres de légende côtoient celles de contraste, le département de l’Aisne encourage par tous les moyens -et avec un humour soigneusement décalé- ses habitants à parler l’anglais (« l’Aisne, it’s open »). Promue instantanément dans l’émission Télématin, la campagne génère une crête de 10 000 visites sur le site de l’opération dans la matinée –mais surtout, elle provoque un électrochoc positif, une dynamique collective en faveur de l’ouverture.
Les grands médias, faux amis des territoires ?
La mobilisation massive des médias dans les problématiques d’accueil a d’ailleurs changé la donne, jusqu’au paroxysme : soudainement exposé à l’audience massive de l’émission télévisée Spain in direct et plongé dans un véritable projet de « téléréalité villageoise », un territoire rural espagnol parti prenante du projet Savia Rural (« Sève rurale ») en est venu à dissuader certains urbains candidats au départ…
En 2003 déjà, le Lot et Garonne s’était frotté à l’apprentie sorcellerie en plaçant sur orbite médiatique une campagne décalée dont le slogan « Vous avez 15 jours pour quitter Paris » s’étalait sur fond noir, avec sirène d’alarme en bande son. 200 appels par heure dès le premier passage sur TF1, 5 000 contacts au total que les acteurs locaux auront bien du mal à traiter. Un extraordinaire coup médiatique qui va durablement faire propulser le territoire, mais drainer « seulement » 80 installations et faire quelques déçus à son terme…
L’accueil, c’est dans la tête
Beaucoup d’intervenants rappellent que l’accueil est une matière complexe, qui met d’abord en scène des facteurs psychologiques et culturels. En réponse, la question de l’accueil s’est raffinée, segmentée et professionnalisée. Les acteurs publics et privés, les méthodes, les outils (kits, sites web promotionnels, systèmes d’information divers) sont aujourd’hui légions. L’accueil est aujourd’hui ciblé : il colle aux nouveaux besoins des territoires ruraux, tel le déficit de médecins : l’Allier lance l’opération « Wanted » destinée à accueillir des médecins généralistes, et la Mission régionale d’Auvergne initie une démarche comparable.
L’usage raisonné de la vidéo-témoignage et du reportage s’est imposé comme outil de remobilisation, lorsque les méthodes de concertation habituelles ont échoué : en Pays de Saint Flour Haute Auvergne, ou au Pays de Ploërmel-Cœur de Bretagne. Une télé participative est née dans le Parc Naturel Régional de la Brenne, dont les habitants sont eux-mêmes les journalistes. A noter : l’Université elle-même a posté quelques vidéos, dont une interview du président de l’Auvergne, René Souchon, et une autre du traqueur de tendances, Guillaume Erner, et ses 10 commandements de l’accueil
Art, Culture, Créativité : une nouvelle alchimie de l’accueil
Au-delà de l’ingénierie complexe qui fige souvent les projets territoriaux, c’est l’alchimie provoquée par la créativité, et l’irruption de l’Art dans les politiques d’accueil qui est marquante. Les projets de maison d’artistes fleurissent ça et là, par exemple en Pays Horte et Tardoire dans le Parc Périgord Limousin, où le Pac’Bô, une école d’arts plastiques est déjà implantée. Des collectifs avant-gardistes quittent Paris pour s’installer au vert : Artskool est basé à Paris mais ses membres sont surtout actif en province, le Nombril du Monde s’installe à Hérisson (79), et le syndicat la Biennale de Paris essaime dans les territoires.
De toutes ces initiatives, l’opération Parcs en résidence est peut-être l’une des plus séduisantes, parce que mobile et événementielle. Mêlant performance artistique et projet de développement local, elle associe 5 collectifs d’artistes, partis chacun à la découverte des villages d’un des 5 parcs naturels du Massif central entre janvier et mai 2008, pour se mettre dans la peau du nouvel arrivant. Un blog rend compte en continu du leur périple, de multiples propositions artistiques voient le jour, un film documentaire et une restitution sont prévus les 4 et 5 septembre prochains.
L’isolement rural, une vision d’urbain ?
Grâce à cette opération, Olivier Berthelot, du collectif « le ventre » (associant une dizaine de plasticiens, comédiens, vidéastes, musiciens…), est allé à la rencontre des habitants du Livradois-Forez. Je l’ai interviewé pour savoir quels enseignements il en tire. Ses propos sur les préjugés des urbains et des néo-ruraux sont également intéressants.
Le numérique, en filigrane
Les acteurs de l’accueil ont parfaitement intégré l’importance du travail en réseau, voire même de la coproduction : nombreux sont ceux qui regrettent l’absence d’une vraie gouvernance dans les politiques d’accueil à l’échelle régionale au moins. Chacun tend, comme souvent, à reproduire des politiques en silos. Par ailleurs, dans les questionnements des acteurs, les pratiques numériques des nouveaux arrivants ou des habitants vivent en filigrane, mais émergent encore peu. Chacun voit bien que l’internet est central dans la prise d’information -en témoignent les ateliers consacrés aux services Nouvel Arrivant, ou à Proximités, déployés par la Région Auvergne avec la Caisse des Dépôts - ou dans la mise en réseau des acteurs. Mais le rôle de l’internet ou du mobile dans la formation des réseaux migratoires et dans la vie des expatriés, les pratiques des acteurs de l’accueil en matière d’information, de formalités, ou de coopération, bref les pratiques numériques et virtuelles des protagonistes de l’accueil restent marginales dans le raisonnement des acteurs. Pour une prochaine université, peut-être ?
Bonne moisson pour la 27e Région
L’Université était bien évidemment pour moi l’occasion de faire franchir de nouvelles étapes à la 27e Région. Au programme : le lancement du Défi « Repenser l’espace régional et la prospective territoriale » dans les Régions du Massif Central, des avancées sur le financement possible des fonds structurels en Massif central, la préparation de nouveaux Défis et des contacts importants avec les assistances à maîtrise d’ouvrage des collectivités.
- Comme le confirment les entretiens avec les directions « territoriales » des Régions Auvergne, Limousin et Bourgogne durant l’Université, la démarche de la 27e Région coïncide opportunément avec la production des schémas régionaux d’aménagement de développement des territoires (SRADT). A côté des assistances à maîtrise d’ouvrage éventuellement mandatées par chaque Région pour animer leur travail, la 27e Région interviendrait comme un laboratoire à idées et projets, un « condiment » créatif et d’innovation, pour proposer des approches différentes, mieux intégrer les questions numériques, montrer des services innovants, rapporter des exemples vus ailleurs. Des événements, des expérimentations et des projets innovants seraient organisés dans chaque région partie prenante et ponctueraient un programme de recherche-action de 20 à 24 mois.
- S’agissant des Régions engagées dans la 27e Région et situées dans l’espace Massif Central, il serait possible de postuler à un financement dans le cadre des fonds structurels, et du plan opérationnel « Massif central » dont le prochain appel se clôt le 31 octobre prochain. L’Université a également été l’occasion d’identifier de nombreux acteurs de terrain susceptibles d’accueillir des actions sur tout le territoire du Massif Central.
- Plusieurs acteurs se préparent à lancer un nouveau Défi dans le cadre de la 27e Région, dans le cadre de la valorisation du patrimoine. L’association Source et ses partenaires –dont les Sites remarquables du goût– mobilisent en effet plusieurs Régions en faveur d’une démarche visant à innover dans la valorisation du patrimoine gastronomique. Parmi les questions posées : comment innover dans la façon de valoriser les produits du patrimoine, du fromages de Maroilles, à l’huître de Bouzigue ? A quoi pourrait ressembler un écomusée en 2020, pour faire face à la concurrence du patrimoine culinaire européen et international, ou affronter les nouveaux enjeux touristiques ?
- A noter, enfin, une rapide mais intéressante discussion avec un représentant de l’Acad, l’Association des Consultants en Aménagement et Développement. Depuis l’origine, il parait évident que la 27e Région doit dialoguer avec les consultants et les assistants à maîtrise d’ouvrage des territoires. Son rôle n’est nullement de se substituer à eux, mais bien de leur servir, lorsqu’ils en éprouvent le besoin, de « laboratoire d’intérêt général », pour y puiser plus d’éléments sur l’innovation numérique, y trouver des approches différentes, un cadre neutre d’inspiration et de test, avec des pratiques innovantes rapportées du monde entier.















